Attentats à Paris: Une niçoise condamnée à deux mois de prison pour apologie du terrorisme

JUSTICE Ivre, la jeune conductrice interpellée par la police a menacé les agents…

Fabien Binacchi

— 

Le palais de justice de Nice
Le palais de justice de Nice — ANP / 20 Minutes

Elle conduisait sans permis et avec près de 2 g d’alcool dans le sang. Mais ces faits-là sont passés au second plan, mardi, devant le tribunal correctionnel de Nice. Cette Niçoise de 22 ans était également poursuivie pour « apologie du terrorisme ».

>> A lire aussi : Un étudiant condamné pour avoir mimé des tirs sur des policiers

« Je vais vous faire péter, vous et vos gamins », a-t-elle notamment lancé aux policiers qui l’avaient interpellée dimanche au petit matin. Moins de 48 h après les attentats qui ont fait au moins 129 morts à Paris. Elle a été condamnée à deux mois d’emprisonnement ferme.

« Je suis une terroriste »

Malgré une soirée d’anniversaire très arrosée, samedi, la jeune femme décide de repartir au volant. Elle zigzague. La police l’arrête. Elle reste calme jusqu’au moment où le résultat du test d’alcoolémie apparaît.

Puis part au quart de tour. Sur place et à la caserne Auvare, à l’est de Nice, la jeune esthéticienne sans emploi abreuve les agents de menaces : « « J’ai une ceinture d’explosif. Je suis une terroriste […] Je vous souhaite d’y passer quand ça sautera. J’aurai aimé que vos enfants soient à Paris pour y passer » », relate la présidente du tribunal.

« C’est une infraction de contexte », mais elle est « intolérable et inexcusable »

Des déclarations que la prévenue a mises sur le compte de l’ironie. « Elle s’est enflammée avec l’alcool et s’est empêtrée dans ses propos », a plaidé son avocate.

>> A lire aussi : A Montpellier, six mois pour avoir fait l’apologie des attentats

Pas de quoi convaincre la procureure. « C’est d’autant plus consternant que la mère de cette jeune femme travaille pour la mutuelle de la police. C’est intolérable et inexcusable », a pointé l’avocate générale, qui a requis la peine infligée.

Depuis samedi, cinq procédures pour apologie du terrorisme ont été lancées à Nice.