Attentats à Paris: Un étudiant niçois condamné à du sursis pour avoir mimé des tirs sur des policiers

JUSTICE Trois autres personnes sont présentées à la justice niçoise pour «apologie du terrorisme»... 

Fabien Binacchi et Mathilde Frénois

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Le palais de justice de Nice
Le palais de justice de Nice — M. Galante / ANP / 20 Minutes

Le préfet des Alpes-Maritimes l’avait promis, dès samedi, au lendemain des attentats perpétrés à Paris, Il n’y aura « aucune indulgence pour le terrorisme ou ceux qui en feraient l’apologie ». Les premières procédures sont lancées dans le département.

Quatre personnes, trois majeurs ainsi qu’un mineur ont été déférés ce lundi devant la justice pour des faits d'« apologie du terrorisme » ou de « menaces » explicites proférées notamment à l’encontre d’agents de police à Nice, a indiqué à 20 Minutes le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, précisant que trois des quatre personnes déférées allaient faire l’objet d’une comparution immédiate.

Un mois de prison avec sursis pour des mimes de tirs

Un premier suspect a été jugé lundi après-midi par le tribunal correctionnel de Nice. Alors qu’une voiture de police passe, il mime des tirs avec ses mains. A la barre, cet étudiant se défend en évoquant avoir participé à ce moment-là à une manche de Time’s up, un jeu de société. N’ayant jamais eu affaire à la justice, sa petite partie lui coûte finalement un mois de prison avec sursis. Deux mois ferme avaient été requis à son encontre

Tous deux connus des services de police, les autres suspects seront présentés ce mardi devant la cour. Il s’agit d’un jeune homme qui aurait crié à des policiers : « Les Arabes, on va tous vous tuer », rapporte le parquet de Nice. Le dernier cas est celui d’une jeune femme. « Elle a été interpellée dans un contexte routier en état d’alcoolémie et avec un permis annulé », explique Jean-Michel Prêtre. Au-delà de l’outrage, elle se serait écriée : « Je vous souhaite d’y passer quand ça sautera ! »

Jusqu'à sept ans de prison 

D’autres procédures devraient être engagées également dès mardi, selon le parquet de Nice. Vendredi, des attentats terroristes simultanés, menés à Paris et dans le département de Seine-Saint-Denis ont fait 129 morts et 350 blessés.

Dans les affaires d’apologie du terrorisme, l’article 421-2-5 du code pénal prévoit une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende. Et même jusqu’à sept ans de prison et 100000 euros si « les faits ont été commis en utilisant un service de communication au public en ligne ».