Attentats à Paris: Une longue minute de silence contre la barbarie à Nice

HOMMAGE Responsables des cultes, élus et anonymes ont rendu hommage aux victimes…

Mathilde Frénois

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Des dizaines de Niçois se recueillent au monument aux morts de Nice.
Des dizaines de Niçois se recueillent au monument aux morts de Nice. — M. Frénois

Au même endroit que pour les attentats de Charlie hebdo, les responsables des cultes, les élus et des dizaines de Niçois sont venus rendre hommage aux victimes des attentats de Paris.

Face au monument aux morts de Rauba-Capeù, une gerbe commune est déposée. Dès 11 h 45, le silence envahit l’esplanade. C’est au coup de canon de midi que la minute de silence débute. Elle s’éternisera même après le chant de la Marseillaise.

Comme partout à travers la France, Nathalie ressent le besoin d’exprimer son sentiment 72 h après les attentats. « Venir ici est naturel et spontané. C’est pour notre République et notre liberté. Il ne faut plus qu’elles soient entachées de quoi que ce soit », confie-t-elle les yeux rougis par l’émotion.

« Dire à nos proches qu’on les aime »

Tout de noir vêtue, Kimberley a pris du temps sur sa pause déjeuner pour venir se recueillir. Avec ses amis lycéens, la jeune fille de 15 ans veut combattre l’angoisse qui flotte autour d’elle. « On a peur mais il ne faut pas rester enfermé chez soi, il ne faut pas marcher dans la rue avec la crainte. Je pense que l’on doit, au contraire, se lever le matin avec du courage. Et surtout dire à nos proches qu’on les aime. »

Parmi les responsables des cultes, Ibrahima M’madi. Il est imam dans l’une des quatre mosquées de l’Ariane. Être présent aujourd’hui est pour lui « un signe de solidarité, de paix, de respect ». Un discours qu’il répétera auprès de ses fidèles dès la prière de ce soir. « Il faut combattre la peur, l’horreur de ce qui ce qui s’est passé et de ce qui va être dit », confie l’imam après la minute de silence.

 

Les responsables des cultes et les responsables politique ont respecté une minute de silence en hommage aux victimes. - M. Frénois

« C’est le moment d’interpeller » pour Christian Estrosi

Immédiatement après l’émotion, Christian Estrosi a durci le ton face aux médias. « Il y a des lieux à Nice où la mouvance salafiste est extrêmement dangereuse. Je veux qu’elle soit neutralisée dans ces caves, ces garages, ces lieux clandestins ou officiels », affirme le maire de Nice (LR) alors qu’il a déjà demandé l’assignation à résidence pour les personnes fichées pour radicalisation auprès de François Hollande. « C’est le moment d’interpeller, de neutraliser et de fermer ces lieux », a-t-il ajouté.