Cannes: Le Maroc refuse l'extradition du braqueur qui narguait la police française

JUSTICE Le Franco-Marocain de 30 ans avait braqué une horlogerie de luxe, sur la Croisette...

Fabien Binacchi

— 

Le palais de justice de Grasse
Le palais de justice de Grasse — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Il ne sera pas extradé en France. Selon Nice-Matin, qui révèle l’information, Nabil Ibelati, condamné pour le braquage de l’horlogerie de luxe Kronometry à Cannes le 31 juillet 2013, ne sera pas transféré depuis le Maroc, le pays ayant refusé de procéder à son extradition.

Le Franco-Marocain de 30 ans, interpellé à Marrakech en août dernier, était sous le coup d’un mandat d’arrêt international qui implique automatiquement une demande d’extradition. Il avait lui-même demandé, via son avocat, un retour en France pour y être rejugé. « Il veut s’expliquer devant un tribunal français », avait indiqué Me Ludovic Loyer.

Armé d’un pistolet et d’une grenade

En plein jour, à visage découvert et avec un complice, Nabil Ibelati avait dévalisé la boutique située en face du Palais des festivals, emportant une centaine de montres d’une valeur totale estimée à plus de 1,7 million d’euros. Armés d’un pistolet et d’une grenade, les deux malfaiteurs avaient ligoté une employée de la boutique.

Réfugié en Afrique du Nord après les faits, ce Franco-Marocain de 30 ans avait lui-même révélé sa localisation, via les réseaux sociaux. Nabil Ibelati avait notamment illustré son séjour avec bon nombre de publications sur Facebook.

L’homme en cavale s’était même amusé à envoyer des cartes postales aux magistrats qui l’avaient condamné. Le tribunal correctionnel de Grasse lui avait infligé, par défaut, une peine d’emprisonnement ferme de dix ans.