Marineland d'Antibes: Les anti-captivité dans la rue, le parc pas prêt à renoncer

MANIFESTATION Trois cents manifestants se sont réunis ce dimanche pour demander la fermeture du delphinarium…

Fabien Binacchi

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Simples citoyens et militants ont participé à une marche silencieuse
Simples citoyens et militants ont participé à une marche silencieuse — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Ils ne lâchent pas la pression. Trois semaines après le déluge qui a dévasté Marineland, et quinze jours après le décès d’une orque, les anti-captivité, déjà très présents sur les réseaux sociaux, ont à nouveau manifesté, dimanche.

Simples citoyens ou militants, 300 personnes ont participé à une marche silencieuse en « hommage aux êtres humains et aux animaux qui sont décédés dans les intempéries », a précisé Emmanuelle Sultani, du collectif Sans voix Paca.

« On se soucie de la vie en général, a-t-elle aussi expliqué. On nous dit que le parc est fait pour la préservation des espèces, et au final, des animaux sont morts. Il faut que cette captivité s’arrête le plus vite possible. »

Le parc ne renonce pas et veut « se reconstruire pas à pas »

A Marineland, où 90 % des installations avaient été touchées par le déluge du 3 octobre dernier, quatre tortues marines et des dizaines de poissons avaient été emportées. Une semaine plus tard, Valentin, une orque âgée de 19 ans, était retrouvée morte suite à une « torsion de l’intestin », selon les premières constatations. « C’est sûrement dû au stress. Ça ne serait pas arrivé si elle n’avait pas été enfermée », s’agace Ludovic, dans le cortège.

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Malgré les accusations, le parc garde le cap. Fermé depuis les événements, il pourrait rouvrir au printemps prochain. « La situation se stabilise et les équipes sur site restent mobilisées, indiquait la direction dimanche. Certains préféreraient que Marineland s’éteigne, et ils croient bon de tenter de nous achever au cœur de la tempête. Mais la passion des équipes et le soutien que nous recevons nous permettront de reconstruire pas à pas. » Les opposants, eux, ne désarment pas.