Marineland d'Antibes: Des traces d'hydrocarbures dans le bassin des orques

ANIMAUX C'est la Direction départementale de la protection des populations qui l'a constaté...  

Fabien Binacchi

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Les orques de Marineland, mercredi, avec leurs soigneurs
Les orques de Marineland, mercredi, avec leurs soigneurs — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

L’eau des cétacés polluée. Comme l’évoquait déjà 20 Minutes au lendemain des intempéries qui avaient dévasté les installations de Marineland, des traces d’hydrocarbures ont été détectées dans le bassin des orques. Et c’est la Direction départementale de la protection des populations qui l’a constaté lors d’une inspection du site, mardi, fait savoir Nice-Matin.

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« Le soir des inondations, le bassin a été submergé par une vague. Elle était chargée de matières polluantes, vraisemblablement du gasoil, qui venait d’on ne sait où. Peut-être des villas environnantes », a expliqué au quotidien Sophie Béranger-Chervet, la directrice de ce service de la préfecture des Alpes-Maritimes. La qualité de l’eau des cétacés serait ainsi un « point noir » selon elle, mais, « a priori », elle ne mettrait pas leur vie en danger.

Une orque morte une semaine après les intempéries

Lundi, le delphinarium d’Antibes avait annoncé le décès d’une orque mâle de 19 ans dû, selon les premières constatations, à une « torsion intestinale ». « Je ne peux pas garantir aujourd’hui que sa disparition est liée ou non aux intempéries. Les résultats complets de sa nécropsie et d’autres analyses, notamment bactériologiques et histologiques, nous parviendront d’ici trois semaines », avait précisé à 20 Minutes Jon Kershaw, le directeur animalier de Marineland.

Au lendemain du déluge, la question d’une pollution avait déjà été pointée du doigt. « Le problème est que le flot qui a touché certaines installations contenait des hydrocarbures, provenant des cuves de mazout de certaines habitations et des voitures renversées. Il n’y a pas quoi polluer directement le bassin des orques, qui contient des millions de litres d’eau, mais il faut tout de même rétablir la situation rapidement », disait à 20 Minutes Bernard Giampaolo, l’ancien directeur du parc remplacé depuis jeudi.