EN IMAGES. Migrants : A Vintimille, la police évacue le camp des «No borders»

MIGRANTS Retranchés sur les enrochements de bord de mer, migrants et activistes ont démarré une guerre de nerfs...

Jean-christophe Magnenet

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Face-à-face entre migrants et militants d'un côté, policiers italiens de l'autre.
Face-à-face entre migrants et militants d'un côté, policiers italiens de l'autre. — Jean Christophe Magnenet / ANP

Haute tension ce mercredi matin à la frontière franco-italienne. A l’aube, à quelques mètres du poste frontière de Menton, plus d’une centaine de policiers et carbinieri italiens se sont lancés dans l’évacuation du camp regroupant migrants et activistes « No borders », installé depuis le mois de juin sous la voie de chemin de fer.

 

Face-à-face entre migrants et militants d'un côté, policiers italiens de l'autre. - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

Visiblement alertés durant la nuit, les occupants s’étaient organisés : une cinquantaine d’entre eux s’est regroupée sur les enrochements du bord de mer, menaçant de se jeter à l’eau.

 

Face-à-face entre migrants et militants d'un côté, policiers italiens de l'autre. - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

A deux mètres d’eux, casqués et équipés de protections antiémeute, les forces de l’ordre, en ligne, ne leur laissent aucun échappatoire. Le face-à-face est tendu.

 

Les migrants se sont réfugiés sur les enrochements. - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

« Pour le moment, ils n’ont pas l’air d’être prêt à bouger. Nous non plus », commentait dans la matinée Guiseppe Maggese, adjoint du chef de la police d’Imperia. « Nous allons voir quelle décision sera prise, mais une évacuation pourrait être périlleuse, avec des blessés », soupire le fonctionnaire de police.

Lieu de passage

Pendant ce temps, c’est à coup de pelleteuse que les autorités italiennes mettent en benne les tentes, matelas, fauteuils et tables du camp.

 

Les autorités italiennes font place nette dans le camp des - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

« Il y avait parfois jusqu’à une bonne centaine de migrants », décrit Anne de Botton, bénévole pour l’ONG Médecins du monde. « Nous venons trois fois par semaine pour des consultations médicales, et nous n’avons jamais constaté de gros problème de santé : ce sont des jeunes hommes robustes, mais jamais les mêmes… Ce n’est pour eux qu’un lieu de passage », explique-t-elle.

 

Les migrants se sont réfugiés sur les enrochements. - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

Géré par quelques dizaines militants italiens, le lieu était bien organisé : douches, coin cuisine, barbecue… Le camp bénéficiait de l'électricité et de l'eau courante.

 

Les autorités italiennes font place nette dans le camp des - Jean Christophe Magnenet / ANP

 

C’est justement sur les griefs de « vol d’eau et d’électricité » que la justice italienne notamment ordonné l’évacuation de ce camp.

 

Les migrants se sont réfugiés sur les enrochements. - Jean Christophe Magnenet / ANP