Nice: Ravagée par les flammes, l'Union ne rouvrira pas avant au moins six mois

FAITS-DIVERS Cette institution de la cuisine niçoise a été victime d'un feu de friteuse lundi soir...

Fabien Binacchi

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La salle de restaurant a été complètement détruite.
La salle de restaurant a été complètement détruite. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

De la salle de restaurant qui jouxte la cuisine, il ne reste quasiment rien. Sur les tables calcinées, les couverts qui avaient été dressés pour le service du soir sont partis en fumée. « Il faudra patienter au moins six mois pour pouvoir rouvrir », soufflait sur place ce mardi matin Daniel Alvarez, le patron de l’Union, la brasserie de la rue Michelet, ravagée par les flammes lundi soir à Nice. Un feu de friteuse, qui s’est déclenché à 19 h 10 dans les cuisines de l’établissement, s’est propagé dans les quatre étages de l’immeuble.

Deux étages entièrement détruits et cinq familles évacués

Bilan de l’incendie : aucune victime, mais des dégâts considérables. Les deux premiers étages, comme une partie de la toiture, ont été totalement brûlés. Cinq familles, soit vingt personnes, ont été évacuées en attendant les prochaines expertises, à la recherche d’éventuels dégâts sur la structure du bâtiment, et les énormes travaux à venir.

« Nous étions en train de cuire des beignets quand les flammes ont sauté dans le conduit d’évacuation des hottes aspirantes, raconte le propriétaire de l’Union. Tout est allé très vite. » Et les quatorze salariés de la brasserie se retrouvent au chômage technique.

Présent sur place, ce mardi matin, le député-maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) a annoncé qu’il proposerait aux employés de la brasserie qui le souhaitent « un job dans les cuisines municipales » de la ville.

Dans le quartier Borriglione depuis 145 ans

Le sort de cette institution de la cuisine niçoise, implantée dans le quartier Borriglione depuis 145 ans, a en tout cas ému bon nombre de locaux. « Nous avons reçu énormément de messages de soutien », confirmait Daniel Alvarez mardi matin.

Sur Facebook, certains proposaient même leur aide pour remettre la brasserie en état. « Ce restaurant, c’est toute mon enfance et c’est une fierté nissarte », a témoigné un internaute. « Les restaurants comme le vôtre se font rares. Je suis de tout cœur avec vous et espère bientôt pouvoir remanger votre daube », encourageait un autre.