Nice: La privatisation de l'aéroport lancée à la rentrée

TRANSPORT Les décideurs locaux ont été reçus ce mercredi par le ministre de l'Economie...

D.Bd avec AFP

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Un avion Air France à l'aéroport de Roissy le 21 juin 2012
Un avion Air France à l'aéroport de Roissy le 21 juin 2012 — Jacques Demarthon AFP

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a reçu les élus locaux et à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nice ce mardi, et leur a annoncé le lancement à la rentrée des processus de privatisation de l’aéroport local, afin de vendre les parts de l’Etat avant la mi-2016.

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Une concertation sur le cahier des charges débutera en septembre, puis un appel d’offres sera publié en octobre, en vue d’une cession des parts de l’Etat au premier semestre 2016.

L’Etat cède 60 % du capital

L’Etat entend céder la totalité des 60 % qu’il détient dans les sociétés gestionnaires de l’aéroport. La CCI possède 25 % du capital et les collectivités locales 15 % (région PACA, département des Alpes-Maritimes et métropole à parts égales).

Cette privatisation doit être autorisée par la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances du ministre de l’Economie, adoptée par le Parlement début juillet et qui doit encore être validée par le Conseil constitutionnel avant d’être promulguée.

Choix définitif début 2016

Une fois les cahiers des charges arrêtés, une procédure de « dialogue compétitif » devrait être engagée, avec un premier appel d’offres mi-octobre débouchant sur une pré-qualification mi-novembre, puis une seconde phase à partir de décembre devant aboutir à un choix définitif à la fin du premier trimestre 2016, a précisé Jacques Kleynhoff, président du conseil de surveillance d’Aéroports de la Côte d’Azur et vice-président de la CCI Nice-Côte d’Azur.

Elus et CCI ont demandé à l’État de « garantir l’autonomie de la plateforme azuréenne par rapport aux Aéroports de Paris », a rapporté le maire de Cannes, David Lisnard, dans un communiqué.

« Ne pas devenir un équipement de seconde zone »

Deuxième groupe aéroportuaire de France avec plus de 11,6 millions de passagers en 2014, Aéroports de la Côte d’Azur et ses sites de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez « ne peuvent pas devenir des équipement de seconde zone, de délestage ou de logistique de la capitale avec des dessertes restreintes ou secondaires », a-t-il ajouté. ADP (Aéroports de Paris) avait signalé dès février son intérêt pour les aéroports de Nice et de Lyon, sans certitude de présenter une offre, en particulier pour le second.

Par ailleurs, les élus de la Côte d’Azur souhaitent « créer un fond d’investissement avec le produit de la cession des parts de l’Etat afin de financer les projets des communes azuréennes ».

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Le montant attendu de la cession doivent être précisés en septembre, lors de la rédaction des cahiers des charges. En décembre, l’Etat avait vendu 49,99 % de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (7,5 millions de passagers en 2014) à un consortium chinois pour 308 millions d’euros. Une opération qui vient tout juste d’être parachevée puisqu’elle a été finalisée début juillet.