Garde à vue levée pour 6 chauffeurs de taxi après l'agression d'un chauffeur UberPOP

JUSTICE Dans la nuit du 15 au 16 juin, un chauffeur Uberpop affirme avoir été agressé par plusieurs chauffeurs de taxi...

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation anti-UberPOP.
Une manifestation anti-UberPOP. — MARCO BERTORELLO / AFP

Six chauffeurs de taxi qui avaient été placés mardi matin en garde à vue à Nice dans une une enquête sur l'agression supposée d'un chauffeur UberPOP ont été remis en liberté dans la soirée, a indiqué le parquet de Nice.

Dans l'immédiat, aucune décision n'a été prise quant aux éventuelles poursuites qui pourraient être engagées contre eux, a précisé le parquet, qui attend de se faire communiquer les auditions avant d'apprécier les suites à donner à cette affaire. Dans la matinée, une source policière avait indiqué que 5 chauffeurs de taxi avaient été placés en garde à vue.

L'enquête fait suite à une plainte déposée après l'agression dans la nuit du 15 au 16 juin, d'un chauffeur UberPOP par plusieurs chauffeurs de taxi en lutte contre l'application, qu'ils considèrent comme une concurrence déloyale.

Les accès à l'aéroport sont bloqués

À la suite de ces gardes à vue, les taxis niçois ont appelé mardi midi à un rassemblement à l'aéroport international de Nice. «À la suite des gardes à vue de nos collègues depuis ce matin, une grève sauvage a éclaté», a indiqué à l'AFP Patrice Trapani, président du syndicat des taxis de Nice.

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«Le mouvement a été lancé par la base, et à l'heure actuelle tous les accès à l'aéroport sont bloqués», a-t-il affirmé.

Depuis le début de la semaine les taxis niçois, en signe de protestation, avaient déjà recouvert leur lamparo (enseigne sur le toit des taxis, ndlr) pour pratiquer des tarifs au forfait et sensibiliser ainsi les utilisateurs.