Les vols illicites de dronesse multiplient

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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La loi est encore largement ignorée.
La loi est encore largement ignorée. — N. Sasaki / AP / Sipa

Sur la Côte d'Azur, pas de centrale nucléaire, mais d'autres sites sensibles... L'aéroport de Nice-Côte d'Azur en tête. Alors, depuis l'explosion du phénomène « drone », c'est le jeu du chat et de la souris entre la cinquantaine de gendarmes de la brigade GTA (gendarmerie des transports aériens) de Nice et les propriétaires non autorisés à piloter un de ces appareils. Et le phénomène prend encore de l'ampleur : depuis le début de l'année, cinq enquêtes ont été ouvertes après des survols illicites sur la Côte d'Azur. C'est déjà deux fois plus que sur l'ensemble de l'année 2014.

Des pilotes durs à localiser


Aucune enquête ne concerne encore l'aéroport de Nice, deuxième de France après ceux de Paris. Les personnes convoquées pour des infractions sont souvent des « gens qui ne connaissent pas la loi et qui n'imaginent pas que filmer leur voisin est interdit », explique à 20 Minutes Yves-Marie Borde, commandant de la compagnie de la gendarmerie des transports aériens dans les Alpes-Maritimes. « Ce sont le plus souvent les policiers qui nous consultent quand il y a des signalements de survols. Il y en a quasiment toutes les semaines », souligne le lieutenant-colonel. « Il faut accentuer encore les contrôles car beaucoup de gens font n'importe quoi, comme voler la nuit ou équipent l'engin avec des poids trop lourds », regrette Nicolas Broihanne, cogérant d'OptimaDrone, société d'imagerie azuréenne « autorisée ». « On a beaucoup de mal à localiser les pilotes de drones, c'est très compliqué », concède le gendarme.

■ De la sensibilisation

Face à ce nouveau phénomène, la gendarmerie a mené plusieurs actions de sensibilisation. Pour non-respect de la loi, un pilote de drone risque jusqu'à un an de prison et 75 000 € d'amende.