OGC Nice : Six supporters interpellés à Toulouse

FAITS DIVERS Ils ont tous été remis en liberté dimanche matin...

J.-A. G.-L.

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Le 11 février dernier, l'OGC Nice-PSG avait réuni 12 232 supporters au Ray.
Le 11 février dernier, l'OGC Nice-PSG avait réuni 12 232 supporters au Ray. — J. C. MAGNENET / ARCHIVES ANP / 20 MINUTES

Les quelque 200 policiers mobilisés pour le match n’ont pas pu éviter les incidents. Des supporters niçois, en déplacement samedi à Toulouse pour le dernier match du championnat de Ligue 1 (victoire des Aiglons 2-3), se sont fait une nouvelle fois remarquer. Six d’entre eux ont été interpellés en marge de la rencontre, rapporte le journal La Dépêche.

Tout avait commencé en fin de journée sur la place de la Trinité dans le centre-ville de Toulouse. Des échauffourées avaient éclaté entre deux groupes d’ultras des deux camps qui s’étaient manifestement donné rendez-vous, selon un journaliste de La Dépêche présent sur place. « J’ai vu un autre groupe arriver du fond de la rue du Coq d’Inde. Là, tous ceux qui étaient assis à la terrasse se sont levés et se sont rués sur eux », raconte un témoin au journal.

« Des fumigènes ont volé », assure même un commerçant. Une bagarre aussi violente que rapide qui a nécessité l’intervention de plusieurs dizaines de policiers qui ont investi la place et les rues avoisinantes. Entourés par les CRS, les Azuréens ont été ensuite évacués par petits groupes.

Tous remis en liberté dimanche

Deux Niçois ont alors été interpellés par les forces de l’ordre. L’un pour avoir fait voler en éclats la vitrine d’un magasin de vêtements et l’autre en état d’ébriété. Il n’y aurait en revanche pas eu de blessé lors de la rixe.

Deux Maralpins, qui tentaient d’introduire dans le stade des fumigènes et un coup-de-poing américain, ont également été interpellés. Enfin, deux autres ont été placés en garde à vue par la police pour un jet de pétard au cours de la première mi-temps. Après le match, le second s’est spontanément présenté au commissariat pour s’accuser de ce geste. Tous avaient été remis en liberté dimanche matin.

Cinq supporters du Gym déjà arrêtés l’an dernier à Toulouse

Ce n’est pas la première fois que des incidents surviennent entre les supporters des deux clubs. L’an dernier, les Toulousains avaient accusé les 200 Niçois en déplacement au Stadium d’avoir sifflé la minute de silence en mémoire de Brice Taton, supporter du TFC lynché à Belgrade en 2009. Cinq supporters niçois avaient alors été interpellés après le match.

« Les Niçois venaient juste de rentrer dans le stade. Ils étaient bloqués pour la traditionnelle fouille à l’extérieur de l’enceinte et n’étaient pas au courant de l’hommage rendu. Ce quiproquo fut réparé dès la mi-temps entre les représentants des deux groupes de supporters », avait défendu l’OGC Nice dans un communiqué. « Une collecte fut même lancée indépendamment dans les travées du Ray pour la famille du défunt à l’époque du drame », avait ajouté le club azuréen.