«Tolérance zéro» après les incidents à l'Allianz riviera

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Des palissades sont à l'étude.
Des palissades sont à l'étude. — Archives F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Les autorités ont décidé de réagir vite après les incidents qui ont émaillé, en tribunes, la rencontre de samedi entre l'OGCN et Evian. Mardi, une réunion en urgence a été organisée entre le préfet des Alpes-Maritimes, les services de police (dont le commissaire de la division nationale de lutte contre le hooliganisme), le club de l'OGC Nice, la ville de Nice et le gestionnaire du stade. De cet entretien, plusieurs mesures concrètes devraient être prises dans les prochaines semaines. « La tolérance zéro doit être appliquée », martèle Antoine Boutonnet, le patron de la division de lutte contre le hooliganisme.

Mieux former les stadiers


Les autorités souhaitent « une meilleure relation entre la police et les stadiers au travers d'exercices, pour gérer les mouvements de foule par exemple », détaille Adolphe Colrat, le représentant de l'Etat dans le département. Concrètement, les stadiers vont être préparés, in situ, « à des interventions plus dynamiques avec des scénarios différents », explique le commissaire Antoine Boutonnet. Des dispositifs matériels comme des palissades pour sectoriser les ultras sont à l'étude. Mais rien de bien concret encore...

Sur le volet judiciaire, l'enquête est toujours en cours. Mais « un certain nombre d'identifications est acquis », selon le préfet. Elles devraient déboucher sur des sanctions judiciaires et administratives, notamment des interdictions de stade. « Il faut éradiquer ce noyau d'éléments radicaux », dit le préfet. Le prochain match à l'Allianz, face à Paris, est classé à haut risque.

■ Les faits de samedi

Environ 200 Ultras niçois ont tenté d'envahir la tribune présidentielle pour « rencontrer » le président du club, Jean-Pierre Rivère. Ce qui a conduit à l'évacuation des dirigeants du club. Un policier a été blessé.