« Raconter l'irracontable »

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Le pasteur tente de convaincre un ministre ottoman de cesser les massacres.
Le pasteur tente de convaincre un ministre ottoman de cesser les massacres. — J.-A. Gallien-Lamarche / ANP / 20 Minutes

Du génocide arménien, Hovnatan Avédikian a tiré Le cercle de l'ombre, une pièce sombre et plus que jamais actuelle, présentée au Théâtre national de Nice (TNN) jusqu'au 1er avril. Arrivé en janvier 2014 dans les bagages d'Irina Brook, la nouvelle directrice du TNN, le comédien signe là sa première création en adaptant deux chapitres du roman Quarante jours du Musa Dagh de Franz Werfel. Sur scène, dans un décor de chambre minimaliste, trois acteurs, un acrobate et une contrebassiste tentent de « raconter l'irracontable » à l'occasion du centenaire du génocide, commente l'artiste, qui s'est aidé d'un historien pour écrire la pièce.

« Une pièce qui constate »


« L'idée est de vulgariser une histoire fanatisée et où les enjeux diplomatiques de l'époque sont très complexes », confie l'artiste, issu d'une famille de rescapés. Pour comprendre « son » histoire, Hovnatan Avédikian a « pensé à [ses] grands-parents ». Mais c'est par le spectre de Johannes Lepsius, un pasteur Allemand qui va tenter par tous les moyens de stopper le massacre des Arméniens dans l'Empire ottoman de 1915, qu'il raconte. « Je n'ai pas la prétention de vouloir faire changer les choses. C'est une pièce qui constate, elle n'accuse pas. »

■ Infos pratiques

La pièce est jouée ce vendredi (20 h 30), samedi (20 h 30) puis mardi (20 h) et mercredi (20 h 30) au TNN, dans la salle Michel-Simon. Renseignements et tarifs sur le site tnn.fr ou au 04 93 13 90 90.