«La fin d'un cauchemar» pour l'ex-maire de Vence

Fabien Binacchi

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Christian Iacono, mercredi soir.
Christian Iacono, mercredi soir. — P. Merle / AFP

Après quinze ans de procédure, Christian Iacono a pu pousser un grand « ouf » de soulagement mercredi. « C'est une libération, un grand soulagement, la fin d'un cauchemar », a-t-il déclaré à 20 Minutes. L'ancien maire de Vence a été acquitté à son procès en révision devant les assises du Rhône pour les viols de son petit-fils Gabriel, qui s'est depuis rétracté. « Dès le premier jour, je savais qu'il mentait. Je me disais :»Cette affaire sera réglée d'ici 48 heures.«Et puis ça a duré et encore duré... Il y a encore beaucoup de progrès à faire dans ce genre de dossier. La parole de l'enfant est peut-être trop sacralisée », a réagi l'homme de 80 ans.

« Tombés dans les bras »


Après trois heures de délibéré, les jurés n'ont ainsi pas suivi l'avocat général, qui s'était dit convaincu de sa culpabilité de Christian Iacono mardi, sans toutefois requérir de peine. Le grand-père et Gabriel Iacono, 24 ans, sont « tombés dans les bras l'un de l'autre » après l'annonce du verdict, raconte le grand-père. « Je ne lui en ai jamais voulu. Ce qu'il a fait, c'était un appel au secours. On aura le temps de se parler », a-t-il également dit.

« J'espère que ce procès aura permis un rapprochement entre le grand-père et son petit-fils, a réagi de son côté l'avocat de Gabriel Iacono, Me Luc Febbraro. Sans rien enlever à ses fautes, on peut comprendre que ce gamin ait dérapé et se soit retrouvé prisonnier de son mensonge. Il a eu peur jusqu'au bout qu'on ne le croie pas. Aujourd'hui, on ne peut qu'espérer que toute cette famille puisse se retrouver. »

■ Troisième procès

L'ex-élu était jugé depuis le 16 mars pour la troisième fois dans cette affaire. Il avait été condamné en 2009 et en 2011, avant d'obtenir l'annulation de sa peine de 9 ans d'emprisonnement l'an dernier.