Alpes-Maritimes: Menacés de fermeture, les centres d'orientation se mobilisent

MANIFESTATION Des CIO pourraient baisser le rideau dès le mois de juin et être réintégrés dans des collèges...

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Une trentaine de personnes réunies devant le rectorat de Nice.
Une trentaine de personnes réunies devant le rectorat de Nice. — J.-A. Gallien-Lamarche / ANP / 20 Minutes

Ils étaient peu nombreux mais déterminés. Devant le rectorat de Nice, lundi matin, une trentaine de conseillers des centres d'information et d’orientation (CIO) des Alpes-Maritimes était rassemblée pour dire «non» au projet de fermeture de ces structures éducatives. «C’est un lieu d’accueil qui assure des conseils personnalisés auprès d’un public scolarisé [collégiens, lycéens, étudiants…] pour leur orientation», rappelle la directrice du CIO de Cagnes-sur-Mer, Sylvette Rozand.

Dans le département, les trois centres d'information et d’orientation (à Nice, Grasse et Cagnes-sur-Mer) sont financés par le Conseil général. «Mais nous avons appris en septembre dernier que le département ne veut plus nous prendre en charge pour des raisons d’économies», peste Jean-Pierre Laugier du Syndicat national des enseignements de second degré (Snes).

Pourtant, «c’est un vrai service public gratuit qui apporte des résultats», précise Sylvette Rozand. «Pour l’année 2013/2014, ce sont 1.441 élèves et 836 parents qui ont été accueillis au CIO de Cagnes-sur-mer pour plus de 300 évaluations psychologiques», énumère la responsable.

Une quarantaine d’emplois en suspens

«Nous avons rencontré en décembre le rectorat et en janvier le conseil général afin de mieux comprendre la situation, poursuit Jean-Pierre Laugier. Mais c’est aujourd’hui au point mort.» Pancartes à la main et sifflets à la bouche, les manifestants scandent leur mécontentement.

«Une implantation des CIO de Grasse et de Cagnes-sur-Mer dans des collèges est notamment étudiée afin de se rapprocher des élèves à l'image de l'actuelle localisation du CIO de Nice située dans les locaux de la cité mixte du Parc Impérial, affirme de son côté le département», interrogé par 20 Minutes.

«Dans l'attente du transfert effectif qui n'interviendra pas avant que ces nouveaux points d'hébergement ne soient trouvés, le département continuera à assurer la prise en charge des coûts de fonctionnement des structures», rassure également le Conseil général.