«Avoir une plus forte visibilité à l'international»

Propos recueillis par J.-C. Magnenet

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Frederique Vidal.
Frederique Vidal. — Archive ANP / 20 Minutes

Fini le chacun pour soi ? Dans le département, université, grandes écoles de commerce, CHU et centres de recherche ont décidé de travailler dans la même direction. La communauté Université Côte d'Azur (UCA) est en cours de création. La président de l'université Nice Sophia Antipolis, Frédérique Vidal, décrypte ce nouvel établissement public.

Pourquoi créer ce regroupement ?

Tout d'abord pour donner de la cohérence. Jusqu'à présent, chacun fonctionne en parallèle. Nous aurons aussi une plus forte visibilité à l'international. Cela nous offre aussi la possibilité de postuler aux Investissements d'avenir, qui, si nous sommes sélectionnés pourront nous apporter 12 à 14 millions d'euros par an. Mais le financement n'est pas la finalité du projet.

Pourquoi ne pas se rapprocher d'Aix-Marseille Université ?

La question s'est posée. Tout d'abord nous n'avons pas les mêmes champs d'excellence, pas les mêmes spécialités. Ensuite, l'écosystème marseillais n'a rien à voir avec celui de notre agglomération. Notre projet est du coup complémentaire à celui d'Aix-Marseille, qui a d'ailleurs déjà une taille critique.

Que cela va-t-il apporter aux étudiants ?

Une nouvelle offre de formation transdisciplinaire estampillée «UCA» sera créée. Un étudiant pourra par exemple suivre une seul cursus, mais obtenir au bout, deux licences. Des programmes pourront par exemple être montés entre une école de commerce et une école d'ingénieur.

■ Une communauté

UCA va notamment regrouper l'Université Nice Sophia Antipolis, le Skema et l'Edhec business school, l'Inria, l'Observatoire de la Côte d'Azur, ou encore l'Ecole supérieur d'Art Villa Arson...