Alerte au séisme sur la Côte

Fabien Binacchi

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Une école a été évacuée à Mougins.
Une école a été évacuée à Mougins. — ANP / 20 Minutes

Un réveil en catastrophe dans un brouhaha infernal. A 5 h du matin, lundi, les Azuréens ont été arrachés de leur sommeil par un énorme tremblement de terre. De magnitude 6 et partie de Valbonne, la secousse a dévasté des bâtiments. Et des centaines de personnes, blessées, se sont retrouvées à la rue. Bien ficelé, le scénario… n'était heureusement que fictif. « Le but est de tester les réponses à une telle catastrophe, explique à 20 Minutes le colonel Jacques Vandebulque, chef d'état-major interministériel de la zone de défense Sud. C'est le premier exercice de cette ampleur. »

Tester la réactivité


Lancé dans les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes et les Alpes-Maritimes, il a impliqué les villes de Valbonne, Saint-Laurent-du-Var et notamment Mougins. « Nous avons dû gérer la rupture du canal de la Siagne, des glissements de terrain, des fuites de gaz et l'évacuation de tout un quartier », précise depuis le PC de crise mouginois l'adjoint à la sécurité, Christophe Tourette. Le tout sans téléphone, « coupé » pendant ces faux événements. Des situations virtuelles, déclenchées au fur et à mesure de la journée par la préfecture de zone, pour tester la réactivité des institutions et l'organisation des secours. En conditions réelles au collège des Campelières et à l'école du Devens. Ces deux établissements de Mougins ont été évacués, pour de vrai, au cours de fausses répliques. « Les 168 enfants se sont mis sous les tables pendant l'alerte et nous avons pu tous les faire sortir en 2'10 à la fin de la secousse », détaille la directrice du primaire Delphine Gandré.

« A partir des retours d'expériences, nous allons voir comment améliorer les dispositifs de secours », conclut le colonel Vandebulque. Au cas où un véritable séisme ravageur venait frapper la Côte d'Azur.

■ Une région exposée

En avril, un séisme de magnitude 5 avait été ressenti sur la Côte. «La zone est régulièrement concernée, confirmait-on au Bureau central de sismologie français. Et il pourrait y avoir des séismes plus forts. »