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De petites galettes niçoises en route pour les Etats-Unis

De petites galettes niçoises en route pour les Etats-Unis

Santé Issues de la recherche universitaire, elles vont soigner des Américains
La chercheuse Isabelle Prêcheur 
a mis au point ces biscuits protéinés.
La chercheuse Isabelle Prêcheur a mis au point ces biscuits protéinés. - J. C. Magnenet / ANP / 20 Minutes
Jean Christophe Magnenet

Jean Christophe Magnenet


C'est une success story made in Nice qui va traverser l'Atlantique. Les galettes au beurre hyper-énergétiques Protibis de la start-up Solidages vont dans les semaines à venir partir à la conquête du marché américain. « Nous avons été contactés par plusieurs maisons de retraite qui veulent acheter nos biscuits, explique Isabelle Prêcheur. Nous sommes donc en pleines démarches avec la FDA (Food and Drug Administration, qui délivre les autorisations de commercialisation) pour exporter nos produits. » Cette chercheuse de l'université Nice-Sophia Antipolis, spécialiste en chirurgie dentaire, a mis au point ces biscuits protéinés uniques en leur genre.



Six ans de recherches



« C'est un complément pour aider les personnes malades, anorexiques ou âgées à reprendre du poids », explique-t-elle. Six ans de recherches ont été nécessaires pour mettre au point sa texture, brevetée, qui permet de croquer ces galettes même avec une dentition très abîmée. « Le premier soin à apporter en maison de retraite, c'est la nutrition, souligne la praticienne. Et les patients retrouvent l'appétit grâce à notre innovation. »

Des biscuits utilisés également dans un but humanitaire. Il y a trois ans, 500 kg ont été envoyés au Chili pour nourrir des mineurs coincés 700 m sous terre. Cet été, le Secours catholique a également pu distribuer des galettes aux migrants, à la frontière italienne. Et à la rentrée, un partenariat a été noué avec le Crous Nice-Toulon pour fournir ces biscuits à des étudiants en situation de précarité.

■ Boom des ventes

Solidages a été créé en 2009 pour développer le fruit de la recherche du laboratoire d'Isabelle Prêcheur. L'université détient les brevets et touche les royalties des ventes, qui progressent de 40 % à 60 % par an.