Dans les coulisses de l'usine de traitement cannoise

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Chaque heure, huit tonnes de déchets transitent sur ses tapis roulants. Dans un ballet assourdissant et entêtant. A La Bocca, l'usine Géodéo, l'un des deux seuls centres de tri du département (l'autre est situé au Broc), tourne jour et nuit. A l'arrivée des camions, remplis dans la métropole Nice Côte d'Azur, les bassins cannois et antibois et à Monaco, « des séparateurs balistiques et des trieurs optiques font un premier travail entre les différents déchets, explique la responsable des lieux, Marie-Pierre Chabin. Nous avons 20 % de refus. » C'est à dire de matières qui n'avaient rien à faire dans les conteneurs. « On retrouve des jouets, des seringues et même des cadavres d'animaux », souffle Laurence, l'un des 50 agents de tri qui interviennent après les machines. Bouteilles en plastique, briques de lait, cartons et autres papiers sont séparés, compactés et préparés à être expédiés pour être recyclés.