Un drame et de nombreux dégâts

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Devant le Carlton, à Cannes, image insolite d'un cargo échoué sur la plage.
Devant le Carlton, à Cannes, image insolite d'un cargo échoué sur la plage. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

C'est sous la pluie, encore, et le choc, que le village de Saint-Blaise s'est réveillé mercredi. La nuit précédente, une mère de famille de 32 ans y a été ensevelie par une coulée de boue, à quelques mètres de sa maison, après les trombes d'eau (175 mm) qui s'étaient abattues sur le secteur, les dernières 24 heures. Elle n'a pas pu être sauvée. «Le mur qui soutenait la colline n'a pas tenu», constatait sur place, ému, le maire Jean-Paul Fabre. Dans le moyen pays niçois, voisins et proches étaient encore abasourdis. « Je suis retourné. Je pense à son mari et à ses deux enfants », soufflait Christophe, le facteur.

Un cargo s'échoue à Cannes


Dans le reste du département aussi, les intempéries auront laissé de nombreux stigmates. Mercredi matin, l'alerte orange levée, l'heure était aux constatations. Et les dégâts sont là. Notamment sur la Croisette. Au petit matin, un cargo de 25 m est venu s'échouer près du ponton du Carlton. Amarré au Vieux-Port, ses attaches ont cédé sous la force des vagues. Des opérations de remorquage, abandonnées mercredi soir, devraient reprendre ce jeudi matin. Les plagistes, eux, continuaient d'extraire le sable de leurs locaux. A l'aéroport de Nice, où il a fallu nettoyer la piste jonchée de débris venus de la mer et du fleuve Var, le trafic n'a pu reprendre que vers 10 h 30 mercredi. Une vingtaine d'annulations de vols et de nombreux retards étaient encore enregistrés. Routes coupées, bâtiments endommagés, inondations et éboulements chez les particuliers… Mercredi, les pompiers sont encore intervenus à 520 reprises sur la Côte. Si le beau temps devrait faire son retour ce jeudi, de nouveaux orages sont déjà annoncés par Météo-France, dimanche.

■ Une aide exceptionnelle du département

Après le recensement des dégâts, certains élus ont tour à tour demandé à l'Etat la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. C'est le cas de Christian Estrosi, maire de Nice, ou encore de David Lisnard, premier édile de la cité des festivals. Quant au président du conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, il a, par ailleurs, annoncé qu'un dispositif financier en faveur des communes et agriculteurs sinistrés sera voté le 13 novembre.