« Félix et les Loups » se rameute sur grand écran

Fabien Binacchi

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Le réalisateur, Philippe Sisbane, 
a vécu à Nice jusqu'à sa majorité.
Le réalisateur, Philippe Sisbane, a vécu à Nice jusqu'à sa majorité. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Un jeune biologiste un peu paumé et suicidaire. Une organisation criminelle aux airs de secte... Le tout sur fond de menace bactériologique et d'idéologie eugéniste ! Le décor de Félix et les Loups est planté. Pour son premier long métrage, à voir dès ce mercredi*, le Niçois Philippe Sisbane a posé ses caméras dans la ville de son enfance. « J'ai vécu à Nice jusqu'à mes 18 ans, avant de m'installer à Paris. J'avais oublié la qualité de la lumière qu'il y avait ici. » Une lumière - rasante - qu'il a capturée à Gairaut, sur la colline du Château ou encore au parc Chambrun.

Onirisme et burlesque


Mise en boîte en vingt-et-un jours, fin 2010 (mais aussi au cours de deux éditions du Carnaval), sa comédie conspirationniste flirte avec l'onirisme, parfois le burlesque, mais joue surtout avec les spectateurs. « Je l'ai filmé comme je l'ai écrit, au fil de la plume. C'est mon film le plus personnel. J'ai moi-même été harcelé par une secte. J'ai vu leurs méthodes. Mais, ce long métrage n'est pas un sermon. Je dis juste les risques de suivre des hommes que l'on croit providentiels, en périodes de crise », raconte le cinéaste de 49 ans. Celui qui a fait tourner Franck Dubosc et Roger Carel, dans plusieurs courts métrages, s'est tourné cette fois-ci, entre autres, vers Julien Baumgartner. Et tous les deux pensent déjà à un prochain film commun, tourné également dans la région. « Une histoire autour de ma grand-mère, résistante pendant l'Occupation », confie Philippe Sisbane.

■ Parcours express

Après avoir grandi rue Raiberti (le nom du héros de Félix et les Loups), il se fait repérer à Cannes, en 1987, grâce au court métrage Les Naïves, avec Michel Galabru. Il a aussi été monteur et assistant de production.