Ils repèrent les contrôleurs du tram grâce à Facebook

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Près de 30 000 passagers quotidiens.
Près de 30 000 passagers quotidiens. — J.-A. Gallien-Lamarche / ANP / 20 Minutes

Avant de monter dans le tram, ils jettent un coup d'œil à leur smartphones. Pour échapper aux amendes, certains usagers des transports niçois n'hésitent plus à utiliser les réseaux sociaux. Ainsi, des groupes Facebook préviennent de la localisation des contrôleurs. Les messages sont simples : « Masséna direction Las Planas », avertit une internaute. « Arrêt Parc impérial direction Pasteur », informe un autre. Une fraude nouvelle génération qui permet, à ceux qui n'ont pas pris de ticket, de descendre avant le point de contrôle et d'éviter les 49, 50 € d'amende.

Plus de 1300 membres


La combine semble fonctionner pour ces usagers. « Je n'ai pas d'abonnement et c'est vraiment pratique pour savoir si je peux voyager tranquille », confie Marie, une des 1 354 membres du groupe « Tram & Bus / Nice / Solidarité aux sans tickets ». « Même si j'ai un abonnement, je participe pour que ça serve à ceux qui n'en on pas », ajoute Mélanie. Du côté de la municipalité, on rappelle qu'en 2014, 42 484 procès-verbaux ont été dressés par les 51 agents du Groupe de sûreté contrôle transport pour 30 000 passagers quotidiens. Ces méthodes de fraudes, Philippe Pradal, président de la régie Ligne d'Azur, les connaît. « D'une certaine façon, le fait de ne pas payer contribue à faire augmenter le prix du ticket », fait remarquer le premier adjoint au maire de Nice. « Mais nous ne croyons pas à la fermeture de ces groupes, car ils seraient réactivés quelques minutes plus tard sous un autre nom », conclut-il, fataliste.

■ Nouvelles bornes ?

De nouvelles bornes sur les quais ? Installées à des arrêts fréquentés, elles permettent de valider avant de monter dans la rame. « D'autres quais pourraient être équipés », explique Philippe Pradal.