Trois ans ferme dans l'affaire Julia

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Le procès au tribunal correctionnel de Nice s'est tenu à huis-clos.
Le procès au tribunal correctionnel de Nice s'est tenu à huis-clos. — Archives ANP / 20 Minutes

De ces quatre jours de fugue et de son séjour chez un Niçois qu'il l'avait recueillie, Julia, une Biotoise de 14 ans, est sortie « traumatisée ». Le septuagénaire, lui, a été condamné à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Il était jugé lundi devant le tribunal correctionnel de Nice pour « agression sexuelle » et « soustraction sans fraude ni violence d'un mineur par un tiers ». C'est au tout début du mois d'août que cet homme avait hébergé la jeune fille, dont la disparition avait fait la Une de l'actualité. Aujourd'hui scolarisée, cette « ado normale », selon l'avocat de la partie civile Me Nathalie Ferreira, et ses parents « veulent passer à autre chose ».

Il nie les faits reprochés


Les faits reprochés, ce septuagénaire les a pourtant formellement contestés : « C'est flou, mais il n'y a pas eu d'attouchements, seulement des marques d'affection », a affirmé son avocat Me Sylvain Pont. L'homme qui l'avait logée « dans un studio de 8m2 dans le quartier Saint-Philippe » a rencontré Julia « dans la rue alors qu'elle était en larmes », selon lui. « Il lui a simplement proposé de l'aide », a plaidé l'avocat. Et ce n'est qu'au moment où Julia a pleuré devant la télévision, voyant qu'elle était recherchée, que le septuagénaire aurait compris qu'elle était en fugue, selon un de ses fils.