Là pour « libérer tous les cétacés »

Fabien Binacchi

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Dimanche, les visiteurs du parc ont été surpris par un comité d'accueil inédit. Des orques gonflables ensanglantées, d'autres dauphins pris dans des filets, des pancartes dénonçant aussi « la détresse, derrière le business »… Entre 9 h et 17 h, jusqu'à 200 personnes se sont réunies à l'entrée du parking de Marineland, à Antibes, pour demander, pétitions en mains, « l'amélioration des conditions de captivité des animaux ». Un texte signé dans la journée par plus de 2 000 personnes, selon les organisateurs.

« Activités contrôlées »


« Nous englobons Marineland, mais ce sont tous les parcs marins du monde qui sont visés, précise Ghislaine Lecoq, l'une des initiatrices de cette»manifestation citoyenne«. Ces cétacés en captivité sont séparés de leur tribu et se retrouvent coincés dans des bassins alors qu'ils parcourent des kilomètres dans leur milieux naturels. Ils sont souvent malades et placés sous antidépresseur, argue la militante. Nous voulons libérer tous ces cétacés. » Le rassemblement, initié après une campagne médiatique mondiale, et notamment la diffusion d'un documentaire (« Blackfish », au sujet des orques en captivité), a fait réagir Marineland. « La vie du parc s'organise depuis 44 ans autour des besoins de l'ensemble des animaux pour leur offrir des conditions de vies optimales (…). Nos activités sont strictement contrôlées par plusieurs organisations européennes et internationales », a rappelé l'institution antiboise dans un communiqué. Ajoutant au passage que « le parc est né de la volonté de valoriser le monde marin ». « Nous souhaitons sensibiliser nos visiteurs à la préservation des espèces à travers un certain nombre d'initiatives », a aussi indiqué Marineland.

■ Les parcs, utiles à la sensibilisation ?

« Venir dans ce genre de parc, c'est un bon moyen de présenter aux enfants les habitants de la mer et de leur donner l'envie de la protéger », a expliqué dimanche ce papa, venu à Marineland en famille. « Il y a d'autres solutions à envisager. Il faudrait développer les visites en mer. Il faut aller à la rencontre de ces animaux et non pas les mettre en prison pour les observer », lançait de son côté Emmanuelle Sultani, l'une des organisatrices de la manifestation.