Un hélicoptère au service des éleveurs du haut-pays

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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L'hélicoptère et un packet de 850 kg.
L'hélicoptère et un packet de 850 kg. — Minutes

«C'est toujours mieux qu'à dos d'âne. » La boutade de Thierry, éleveur du côté de la vallée de la Gordolasque, n'en est pas moins une réalité. Depuis le début de la semaine, un hélicoptère aide les bergers à acheminer les matériaux essentiels à l'activité pastorale et à l'entretien des cabanes situées en altitude juste avant l'alpage. « Une aide indispensable, pour Thierry, qui a prévu de monter du sel pour ses 350 brebis, de la nourriture pour ses trois patous, des conserves ou encore de l'outillage. Nos bêtes sont à plus d'une heure de marche, s'il fallait encore le faire à dos d'âne, il n'y aurait plus grand monde. »

Le refuge de Nice en profite


Une fois par semaine, cet éleveur et ses deux associés descendront au village pour acheter des produits frais et des médicaments si les bêtes en ont besoin. Ils resteront quatre mois dans leur montagne pour surveiller les brebis, notamment face à la menace du loup qui « attaque de plus en plus ». L'hélicoptère, lui, fait les allers-retours dans les vallées de haute montagne, parfois les plus reculées, depuis lundi. « Près de 220 rotations depuis 39 points d'envols sont prévues et bénéficieront à 83 éleveurs et 15 particuliers », souligne Michel Dessus, président de la chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes. Même le refuge de Nice, situé à plus de 2 200 m, a profité de l'héliportage. Ce jeudi, c'est une mission un peu plus délicate qui attend l'hélico : il devra transporter le matériel des éleveurs et hélitreuiller un taureau bloqué dans des barres rocheuses dans la vallée de la Roya.

■ Les financements

Cette opération pour les bergers a été financée par la Chambre d'agriculture du département, à hauteur de 16 000 €, ainsi que le conseil régional (14 000 €) et les éleveurs (20 000 €).