L'été s'annonce prometteur

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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" La Côte, une destination forte ".
" La Côte, une destination forte ". — Archives ANP / 20 Minutes

Un été qui « va marcher du feu de dieu ». Ce pronostic enflammé est signé par une professionnelle du tourisme à Nice. Et elle n'est pas la seule à placer beaucoup d'espoirs dans les mois chauds de cette année. La saison s'annonce en effet « bonne » pour la Côte d'Azur et la région, selon le Comité régional du tourisme (CRT) Provence-Alpes-Côte d'Azur. Les Alpes-Maritimes « restent une destination très forte. On peut s'attendre à de bonnes nouvelles pour cet été », estime Bruno James, le directeur général du CRT Paca.

Cannes fera mieux en août


C'est avant tout la période de mi-mai à mi-juin qui met un peu de baume au cœur aux professionnels azuréens après un hiver douloureux : selon une étude du CRT, la fréquentation est jugée « bonne ou très bonne » par 40 % d'entre eux. Mais l'été va-t-il suivre cette tendance ? « Tous les indicateurs sont aux verts », souligne Bruno James qui rappelle que la Côte d'Azur représente en été près de 50%  de la fréquentation touristique sur toute la région PACA. Et jusqu'à 30 % des quatorze milliards d'euros de recettes touristiques par an. « On sera probablement au même niveau que l'an dernier avec un certain nombres d'inquiétudes notamment sur le marché russe », modère Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers de Nice Côte d'Azur. Cette année, les plages vont en tout cas voir le retour des Français, selon le responsable du CRT. « Et la réapparition d'une clientèle d'Amérique du Nord, du Canada principalement, détaille ce dernier. Les Asiatiques seront aussi nombreux. » Dans le détail, Nice devrait « bien fonctionner en juillet avec les festivals », résume Michel Tschann, mais perdre la bataille en août face à Cannes. « Le retour des Saoudiens à cette période va leur faire du bien ».

■ Et en montagne ?

Après un hiver délicat, la montagne a repris des couleurs de la mi-mai à la mi-juin. Selon l'étude du CRT, six professionnels sur dix jugent l'activité supérieure à l'année précédente contre 32 % en 2013.