L'art au secours des requins

Fabien Binacchi

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Onze œuvres (" Le Filet ", à g.) sont présentées au musée océanographique.
Onze œuvres (" Le Filet ", à g.) sont présentées au musée océanographique. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Le pêcheur... devient le pêché. En pénétrant le salon d'honneur du Musée océanographique, le visiteur est immédiatement pris dans un monumental filet, pièce maîtresse de l'exposition Sharks & Humanity («les requins et l'humanité»), présentée dès dimanche et jusqu'au 8 mars 2015 à Monaco. « C'est l'homme qui y est enfermé, les espèces marines nagent en dehors », commente Wang Luyan, le créateur de cette œuvre faite de 15 t d'acier. « L'art est ici un vecteur de la sensibilisation à la protection des requins », explique Huang Du, le conservateur de cette exposition qui regroupe onze pièces d'artistes chinois.

Réveiller les consciences


Avec Enligthment, Yu Yang a par exemple choisi de représenter, à l'aide de flèches acérées, le corps d'un squale au moment où il est hissé sur un bateau. L'illustration « de la violence du désir humain et de la souffrance de l'animal », vue par le plasticien. Weng Fen lui s'est lui filmé, nageant nu entre des requins. Selon le conservateur Hang Du, l'exposition « espère réveiller les consciences pour mettre un terme à la consommation des ailerons de requins et contribuer à limiter la surpêche ».

■ Sensation(s)

Inaugurée en juin 2013, l'exposition Requins, sensation va se poursuivre encore un an, dans le musée de la Principauté. Son animation-phare, le « bassin caresse  », où l'on peut toucher des squales, continue.