Opération déminage le long des côtes méditerranéennes

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Le robot sous-marin " Pap ".
Le robot sous-marin " Pap ". — E. Mocquillon / Marine Nationale

A bord de leurs chasseurs de mines (le Capricorne, l'Orion et la Lyre), ils dénichent tous les engins explosifs. Avant que les touristes n'affluent l'été sur le littoral azuréen, un détachement du groupe de plongeurs démineurs de la marine nationale (GPD) procède à des opérations de déminage de « munitions historiques ». Il officie jusqu'à la mi-juin. « Le plus souvent, des pêcheurs nous alertent, note le capitaine de corvette Stéphane Ortegat. Il nous arrive aussi de découvrir des engins lors de missions d'exploration. » Depuis le début de l'année, ils sont intervenus quarante fois pour désamorcer 262 mines.

Une torpille près de Monaco


Dernièrement, c'est du coté de Roquebrune-Cap-Martin que deux mines italiennes datant de la Seconde Guerre mondiale ont été détruites à plus de 60 m de profondeur. « Ces traitements se font aussi pour permettre à nos unités sensibles, comme les sous-marins, de circuler librement », explique Stéphane Ortegat du centre opérationnel de la marine à Toulon. Au large d'Antibes, les militaires ont aussi « contreminé » une dizaine d'obus. Et pour ce faire, ils sont toute une armada : trente-cinq plongeurs, leur trois chasseurs, un bâtiment de base (le Pluton), des drones sous-marins, des sonars portatifs et aussi « Pap », un robot sous-marin qui identifie et détruit certaines mines à l'aide d'une charge explosive. D'autres opérations demandent plus de temps. Après expertise, une torpille repérée au large de Cap d'Ail, à la frontière monégasque, ne sera traitée qu'en septembre.

■ Bilan 2013/2014

En 2013, ils ont réalisé près de 110 interventions pour 1 365 engins traités. Cette année, 262 munitions ont été contreminées par les plongeurs démineurs lors de 40 opérations en mer Méditerranée.