Les Cannois jugent la Palme

FESTIVAL Sept mille spectateurs ont vu «Winter Sleep» de Ceylan, lundi...

Fabien Binacchi

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Trois projections du film turc primé étaient organisées lundi, au Palais.
Trois projections du film turc primé étaient organisées lundi, au Palais. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

«Je n'y comprends rien», « C'est ch[…] à mourir». Si certains Cannois ont préféré jeter l'éponge avant la fin des trois heures et seize minutes du film, Winter Sleep a plutôt été applaudi, lundi après-midi. «Je ne me suis pas du tout ennuyée. On ne sait pas si l'on doit apprécier ou détester les personnages mais, au moins, on a envie de les suivre», résumait à sa manière Christelle. La jeune femme faisait partie des spectateurs de la première des trois projections de la Palme d'or offertes par la ville aux habitants. L'expérience en Anatolie, proposée par le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan, s'est aussi révélée «agréable», pour Chabane.

«Des longueurs»

«Ça ne m'a pas déplu, malgré les longueurs », commente aussi Isabelle à la sortie du Grand auditorium. Ce quasi huis los sous les voûtes d'un hôtel de Cappadoce, entre un ancien acteur, sa jeune femme et sa sœur divorcée, a en tout cas charmé le jury du 67e Festival de Cannes, présidée par Jane Campion. Nicolas, lui, n'est pas du même avis. «Les décors sont sublimes, mais c'est poussif. J'ai eu la chance de voir aussi Mommy, de Xavier Dolan [lauréat du prix du jury, ex æquo]. Et ce film-là méritait 100 fois plus de décrocher la Palme.» Les goûts et les couleurs?

 Entr'2 marches

Avant la Palme d'or, la mairie avait fait projeter Sunny boy, Grand prix du festival sur le handicap. Un court anglais que les Cannois ont pu voir mais pas comprendre. Un problème technique les a privés de sous-titres.