Ça shoote à plein régime dans les Alpes-Maritimes

Fabien Binacchi

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" L'homme que l'on aimait trop ", ici en tournage, sera projeté le 21 mai.
" L'homme que l'on aimait trop ", ici en tournage, sera projeté le 21 mai. — Archives F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Sélectionnés au Palais et tournés sur la Côte. Si Grace de Monaco et L'Homme que l'on aimait trop (le film d'André Téchiné sur l'affaire Agnès Le Roux) auront les honneurs du Festival de Cannes, cette année, c'est peut-être un peu aussi grâce à leurs décors... azuréens. Une « terre de tournages » où les productions ont d'ailleurs afflué l'an dernier. « Nous avons enregistré 2 046 jours de prises de vue en 2013, soit 26, 22 % de plus qu'en 2012 », relevait mardi, le président de la commission du film Côte d'Azur, Jean-Pierre Leleux. Un record historique.

33 millions de retombées


Et qui rapporte. Les 355 projets recensés l'année passée ont ainsi généré près de 33, 5 millions d'euros de retombées et plus de 30 000 nuitées hôtelières. Et l'impact irait encore au-delà pour les Alpes-Maritimes, un département « ciné-frendly », s'est aussi réjoui Bernard Kleynhoff, le président de la Chambre de commerce et d'industrie. « Quand quelqu'un hésite entre deux destinations pour ses vacances, il finit par choisir celle qu'il a vue sur un écran », selon lui. Et la région s'affiche largement. Dans neuf long-métrages donc, mais aussi avec une soixantaine d'émissions, 42 reportages, 58 spots de pub ou encore 22 fictions télé, tournés en 2013. Et notamment la série de TF1 Sections de recherches, dont 13 épisodes ont déjà été entièrement mis en boîte dans le département. A suivre encore sur les écrans, Magic in the Moonlight. Le film de Woody Allen, shooté l'été dernier, est attendu sur les écrans français le 15 octobre.

■ La filière en chiffres

Dans les Alpes-Maritimes, la filière « image » représente 231 millions d'euros de chiffre d'affaires, selon la CCI. Quelque 1 400 emplois sont concernés. Et 419 entreprises font partie de ce secteur d'activité.