Estrosi, cent jours pour dix mesures

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Le député-maire uMP de Nice Christian Estrosi, le 6 juin 2013.
Le député-maire uMP de Nice Christian Estrosi, le 6 juin 2013. — Lionel Cironneau/AP/SIPA

Pour Christian Estrosi, « le temps de la campagne est terminé ». Réélu à Nice, le maire est rentré de plain-pied dans son second mandat dès mercredi, avec une « séquence sécurité et prévention ». Le premier engagement de sa campagne sur le thème sécuritaire – l'installation d'une équipe de la police municipale formée pour conseiller les habitants aux techniques de prévention des cambriolages – était donc déjà sur les rails. Un dispositif qui fait écho aux « dix premières mesures à tenir dans les cent jours » qu'il a annoncées lors de son discours de politique générale, vendredi pour le premier conseil municipal.

Multiplication des arrêtés


A commencer par le volet politique avec la mise en place « de dispositions pour que les oppositions puissent participer aux travaux de chaque instance municipale ». Mais le maire promet surtout de « se préoccuper du quotidien des Niçois ». Un « médiateur de la cité » sera spécialement investi d'une mission pour régler leurs difficultés. Coté social, le maire souhaite aussi livrer « un centre national de référence santé, face à Pasteur II », tout en promettant 145 places de crèches en plus, avec l'ouverture de deux établissements.

Dans son discours, Christian Estrosi a aussi déclaré vouloir financer une part du permis de conduire en échange « d'heures de bénévolat », tout en autorisant le stationnement des véhicules sur les emplacements livraison de 13 h à 20 h… Un de ses engagements de campagne. Autres mesures promises : la multiplication des arrêtés pour réduire les incivilités, la réorganisation du système « Service bleu » pour réparer la voirie ou l'ouverture d'une maison d'accueil des victimes. Bilan attendu dans un peu plus de trois mois.

■ Une fondation pour accueillir les mécènes

C'est une annonce qu'il n'avait encore jamais faite au cours de sa campagne. Lors du premier conseil municipal, Christian Estrosi s'est engagé à « créer la»fondation de Nice«pour réunir les mécènes et les sponsors » qui souhaiteront « financer, dans le domaine de l'art ou du sport, de grands événements ou soutenir des sportifs de la cité azuréenne ». Le maire a chargé José Cobos, ancien joueur de l'OGC Nice et conseiller municipal, à la création de ce club.