Les caméras de vidéosurveillance, entre critiques et propositions

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Elles ont peu fait parler d'elles au cours de la campagne mais chacun des candidats à la maire de Nice a bien une idée de comment les utiliser. Au nombre de 980 aujourd'hui dans la cité azuréenne (elles étaient 150 en 2008), les caméras de vidéosurveillance auraient, selon la municipalité, permis près de 1 900 interpellations effectuées par la police municipale. La vidéoprotection ferait en tout cas l'objet « d'un audit sur son coût et son efficacité », si Robert Injey (FDG) était élu maire de Nice. Une position radicalement différente de celle de Christian Estrosi (UMP) qui veut poursuivre son travail « en installant 500 caméras supplémentaires ». C'est également l'idée d'Olivier Bettati qui « en implantera 100 de plus sur les collines de Nice ». Patrick Allemand (Parti socialiste) suggère dans son programme de « créer 30 nouveaux emplois au centre de supervision urbain afin de mieux exploiter le potentiel de la vidéoprotection ». Le candidat identitaire Philippe Vardon (Nissa Rebela) préférerait quant à lui insister « sur les patrouilles à pied plutôt que sur les caméras ».