Christian Iacono sera rejugé

Fabien Binacchi
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L'ancien maire de Vence, en 2011.
L'ancien maire de Vence, en 2011. — Archives ANP / 20 Minutes

L'ancien maire de Vence peut désormais espérer obtenir sa réhabilitation. A sa requête, la cour de révision a annulé mardi sa condamnation pour viol sur son petit-fils, celui-ci ayant depuis déclaré avoir menti. Christian Iacono est renvoyé devant les assises du Rhône, où il va être rejugé. C'est avec sa fille Cécile que l'ex-élu est revenu à Paris apprendre la décision de la juridiction. Et cela aurait été un « intense moment de joie, d'émotion et de satisfaction pour lui et sa famille, après 14 années de combat », a indiqué à 20 Minutes, l'un de ses avocat, Me Dominique Roméo. L'ancien maire n'a toujours pas l'autorisation de s'exprimer dans les médias.

« Connaître toute la vérité »


« Nous abordons le nouveau procès avec beaucoup de confiance. Christian Iacono va enfin pouvoir connaitre toute la vérité sur ces accusations », a aussi dit le conseil. L'ex-élu avait été condamné en 2009, en première instance, puis en appel en février 2011, pour des faits qui se seraient déroulés entre 1996 et 1998 dans sa villa vençoise, et alors que Gabriel, son petit-fils, avait entre cinq et huit ans. Ce dernier avait maintenu ses accusations pendant 11 années, avant de finalement se rétracter en mai 2011. Il déclarait notamment avoir « menti, petit, pour attirer l'attention » et réunir ses parents autour de lui. Aujourd'hui âgé de 23 ans, Gabriel Iacono se demande s'il n'a « pas été influencé par son père en conflit avec son grand-père », rapporte l'AFP. « Ce nouveau procès permettra d'avoir des réponses à toutes nos questions. Et notamment de savoir qui et comment a-t-on pu faire dire des choses comme celles-là à un enfant », explique Anne Sattonnet, adjointe à l'urbanisme de Christian Iacono et présidente de son comité de soutien. La date de ce troisième procès n'est pas encore connue.

■ Des cas rares

Au terme de ce nouveau procès, il pourrait obtenir un acquittement. Depuis 1945, seuls huit condamnés pour des crimes ont été acquittés au terme d'une révision (une seule fois dans une affaire sexuelle).