Les mouillages sauvages éliminés

Fabien Binacchi

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Toute la semaine, le " Provence " (à droite) va extraire des " corps-morts ".
Toute la semaine, le " Provence " (à droite) va extraire des " corps-morts ". — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Des épaves de bateaux, une ancre du XVIIIe siècle, des tambours de machine à laver… mais surtout des dizaines de « corps-morts » jetés en mer pour profiter d'un mouillage illégal. Toute la semaine au large des Iles de Lérins, l'Etat organise une opération de récupération de ces « polluants » des fonds marins. « Ils sont le résultat de comportements sauvages, lançait mercredi Dominique Dubois, le directeur adjoint de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM 06), en charge des opérations. Nous avons même déjà repêché deux moteurs de camion qui servaient à l'amarrage de bateaux. »

Plaisanciers peu scrupuleux


Ces « vestiges », encore chargés en huile et en carburant, ont été remontés grâce au travail de repérage de sept entreprises bénévoles, et à l'intervention du baliseur Provence. Ce navire va également sortir de l'eau, d'ici à vendredi, 120 blocs de béton, de 100  kg à 1 tonne. Encore d'autres points de mouillage illégaux, placés en mer par des plaisanciers peu scrupuleux. « Ils représentent un danger pour la sécurité, puisque certains sont immergés à des endroits de faible profondeur, mais aussi pour l'environnement, poursuit Dominique Dubois. Tous ces»corps-morts«détruisent des herbiers entiers de posidonie, qui servent de refuges à la faune marine. »

Une situation d'autant plus « grave », selon les autorités, que le plateau de la Jonquière, situé au nord de l'Ile Saint-Marguerite où l'opération est concentrée, est au cœur d'une zone classée. Alors parallèlement, 120 procédures administratives ont déjà été lancées contre des contrevenants identifiés. En attendant d'organiser de nouveaux mouillages légaux et installés dans le respect de l'environnement.

■ Déminage au large de Golfe-Juan

Mardi et Mercredi, le chasseur de mines Orion était posté au large de Golfe-Juan pour une opération de « contre-minage sur six obus et un flotteur de mine à orin », selon l'enseigne de vaisseau Jean Canal. Retrouvés à 4 km des côtes et entre 38 et 53 m de profondeur, ces explosifs datant probablement de la Seconde Guerre mondiale « pouvaient représenter un danger », a précisé le militaire. La marine nationale a fait place nette mercredi.