La Côte d'Azur est moins « attractive » qu'avant

Fabien Binacchi

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Nice a perdu 599 habitants par an.
Nice a perdu 599 habitants par an. — Archives J. C. Magnenet / ANP / 20 Minutes

Ces dernières années, il y a eu moins de nouveaux Azuréens. Entre 2006 et 2011, le département n'a ainsi vu sa population augmenter que de 0, 1 % par an. Le nombre d'habitants est ainsi passé de 1 073 184 à 1 084 244. « C'est la hausse la plus faible dans toute la région, pointe Patrick Redor, le directeur de l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) Paca, qui dévoilait mardi les derniers chiffres du recensement. Il y a un vrai ralentissement. De 1999 à 2006, l'augmentation annuelle était plutôt de 0, 8 %. »

La difficulté à se loger


« Le littoral méditerranéen est moins attractif entre 2006 et 2011 qu'au cours des vingt-cinq années précédentes, notamment dans sa partie orientale », note ainsi l'étude détaillée par l'Insee. Moins attractif, mais pourquoi ? C'est la thèse de la difficulté à se loger qui est privilégiée. « L'effet dissuasif des prix du foncier pourrait l'expliquer », avance Patrick Redor, évoquant une tendance à la périurbanisation. Certaines villes ont même vu leur population s'éroder. C'est le cas à Nice (-0, 2 %, par an, entre 2006 et 2011), Antibes (-0, 2 %) ou encore Cagnes-sur-Mer (-0, 7 %). Alors que dans le même temps, le nombre d'habitants de Cannes (+0, 6 %) ou Grasse (+1, 1 %) a continué à augmenter. Une disparité qui peut trouver son explication dans « la diversification de l'offre de logements », selon le directeur de l'Insee. « Et notamment en fonction des politiques de chacun en matière de d'habitat aidé, essentiellement sur le segment des familles », conclut-il.

■ Nouvelle enquête

L'Insee lance ce jeudi une nouvelle campagne de recensement. Dans la région, quelque 500 000 ménages vont être sollicités pendant les cinq prochaines semaines. A Antibes, une téléprocédure va être testée.