Une violence à mettre hors-jeu

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Un stade flambant neuf aux équipements de sécurité à revoir ? Après les débordements de supporters ultras stéphanois qui ont émaillé la rencontre entre l'OGC Nice et Saint-Etienne, dimanche soir à l'Allianz Riviera, de nombreuses questions demeurent autour des installations du stade de la plaine du Var. Est-il adapté à contenir des supporters violents ? Les sièges sont-ils assez solides face aux débordements ? Et quelles sont les améliorations à apporter pour les matchs à risques ?

« Des filets pour protéger »


« Cela fait un moment que des changements sont demandés. La structure n'est pas complètement adaptée à des publics violents », réagit une source proche de l'OGC Nice. Qui ajoute : « Il faut notamment plus de distance entre les supporters adverses et le public niçois ». Car, en quelques minutes, ce sont entre 220 et 250 sièges des gradins qui ont été utilisés comme projectiles par les ultras Verts. De quoi remettre en cause leur résistance ? « Les sièges ont été soumis à des tests d'arrachage et de solidité », se défend Rémi Aguer, directeur administratif de la société Quinette Gallay qui a fourni les assises. Du coté de Nice Eco Stadium qui gère l'enceinte, on insiste sur « les futures améliorations qui vont être analysées en coordination avec le club de Nice ». « Le stade est récent et il y a forcément des légères modifications à apporter. J'en ferai part au préfet si nécessaire », avance de son côté Marcel Authier, le directeur départemental de la sécurité publique. A trois ans de l'Euro 2016, qui se jouera en partie dans l'Allianz Rivera, l'organisation de la compétition ne s'alarme pas : « la sécurité des rencontres de Ligue 1 n'est pas comparable à celle des matchs internationaux ».

■ Les policiers niçois et stéphanois enquêtent

« Les policiers de Nice et Saint-Etienne travaillent ensemble sur l'enquête après les incidents. Pour l'instant, il n'y a eu aucune interpellation », a expliqué Marcel Authier, directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes (DDSP). « Il y avait dimanche soir dans le stade un magistrat de Nice comme pour tous les matchs considérés»à risque«, ainsi qu'un policier stéphanois », a précisé le procureur, Eric Bedos, à l'AFP.