« Parler des producteurs et du commerce équitable »

Propos recueillis par Fabien Binacchi

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Jean-Pierre Blanc, en Éthiopie.
Jean-Pierre Blanc, en Éthiopie. — Erick Bonnier

Loin de Carros, où il préside aux destinées des Cafés Malongo depuis plus de 30 ans, Jean-Pierre Blanc est allé rechercher les meilleurs des grains aux quatre coins du globe. Il raconte toutes ces virées dans Voyages aux pays du café, qui vient de paraître. De retour sur la Côte d'Azur, le patron y livre une galerie de portraits du bout du monde et un plaidoyer pour le commerce équitable.

Après combien de voyages avez-vous décidé de faire ce livre ?

Cela fait presque 20 ans que j'ai commencé. Le Mexique, le Laos, Haïti... J'ai couvert plus de 100 destinations sur trois continents. Toujours avec pour objectif, la recherche d'un café de qualité. Plusieurs fois, je suis parti avec un photographe. Et depuis quelques temps, on a vraiment pensé qu'il fallait tout coucher dans un livre.

Pour raconter le chemin du café de sa récolte jusqu'à l'usine de Carros...

Oui, il tient une place transversale dans le livre. Mais j'ai aussi voulu parler des projets que nous menons dans ces pays, pour l'éducation, la santé...

N'est-ce pas surtout un manifeste pour le commerce équitable ?

C'est un plaidoyer, mais pas un plaidoyer triste, pour ces hommes et ces femmes qui s'impliquent, qui sont dans la modernité. L'idée, ce n'est pas de dire «on oeuvre dans ces pays-là, alors il faut acheter notre café parce qu'on fait des choses bien»... Vraiment pas. Ma volonté, c'est de parler du commerce équitable et des producteurs. Et surtout de leur permettre de se fixer dans les zones rurales.

■ En images

Dans Voyages aux pays du café, son livre au look de carnet, Jean-Pierre Blanc raconte ses rencontres avec de large photos lumineuses, aux décors exotiques. Prix : 29 €, paru aux éditions Erick Bonnier (276 p.).