Des candidats à la mairie de Nice plus ou moins 2.0

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Estrosi compte le plus de followers.
Estrosi compte le plus de followers. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

A la conquête du fauteuil de maire par les réseaux sociaux ? Quasiment absents de la campagne municipale de 2008, ces derniers prennent une place beaucoup plus importante aujourd'hui. Elu maire de France le plus influent sur les réseaux sociaux par les spécialistes d'Influence day à la fin septembre, Christian Estrosi dispose de comptes Twitter, Facebook et autres Instagram. « Ses collaborateurs tweetent et postent des statuts pour lui », confie Anthony Borré, son directeur de cabinet. « Il y aura bien une campagne numérique à Nice », ajoute cet ancien conseiller parlementaire qui avoue que Christian Estrosi ne tweete lui-même pas plus d'une fois par jour.

Les 18-34 ans visés


S'il y en a bien un qui utilise le clavier de son smartphone, c'est Patrick Allemand. Le candidat du Parti socialiste « vise les 18-34 ans et veut relayer des passages des meetings ». Certains de ses conseillers l'auraient même incité à revoir quelque peu la forme de ses tweets jugés « trop SMS ». A l'inverse, Marie-Christine Arnautu (tête de liste Front national) avoue ne pas être une « tweet-addict ». « Cela reste l'apanage d'un petit microcosme », commente la candidate qui laisse à ses troupes le soin d'user des 140 caractères. Même chose pour Jean Icart (en tandem avec Jacques Peyrat) qui dispose d'une équipe de trois personnes pour alimenter ses comptes. « Moi, je vais surtout utiliser les SMS en chaîne », révèle Robert Injey du Front de gauche. Mais tous restent aussi bien attachés à une campagne de terrain.

■ Sites Internet

Outre les réseaux sociaux, les sites font aussi partie d'une campagne numérique. Si Estrosi devrait ouvrir « un site participatif d'ici quelques jours », Patrick Allemand compte bien remodeler son blog.