Cinq os humains repêchés et une série d'énigmes

Fabien Binacchi

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Le procureur s'est dit " troublé ".
Le procureur s'est dit " troublé ". — F. Binacchi / ANP/ 20 Minutes

Cinq os et au moins quatre morts. Après l'annonce de la découverte « exceptionnelle » de restes humains au large du cap d'Antibes, le procureur de la république de Grasse a annoncé mercredi l'ouverture d'une information judiciaire pour homicides volontaires, séquestrations, enlèvement et recel de cadavres. L'humérus d'un adolescent disparu il y a 20 ans en Seine-et-Marne et le crâne d'un homme de moins de 50 ans, sur lequel figurait l'inscription « Mort aux pédophiles », ont notamment été repêchés dans la même zone. « Nous avons affaire à une série d'énigmes. Il y a mille questions », a pointé Georges Gutierrez, « troublé » par l'affaire.

Aucune hypothèse exclue


« Pourquoi ces os se retrouvent à cet endroit ? Pourquoi n'en retrouve-t-on qu'un seul à chaque fois ? Pourquoi ce garçon qui disparaît en région parisienne se retrouve-t-il ici ? Pourquoi y a-t-il cette inscription sur le crâne ? », a ainsi listé le procureur, précisant qu'il s'agissait d'une écriture manuscrite à l'encre indélébile noire et partiellement effacée. La piste d'un tueur en série ? « Je n'exclus aucune hypothèse », a-t-il répondu. Grâce au signalement d'un plongeur, les gendarmes retrouvaient les ossements d'au moins quatre personnes, les 10 et 27 février derniers. Un morceau de mandibule, dont l'ADN n'a pu être extrait, ainsi que le fémur et l'humérus de deux femmes différentes non identifiées avaient également été découverts à six mètres de profondeur, près du chemin des Contrebandiers.

■ Investigations

« Des investigations pour savoir si les os comportent des traces de violences et aussi pour déterminer depuis quand ils se trouvaient là vont être menées », a fait savoir le procureur de la République.