Alonzo fixé le 3 décembre

Fabien Binacchi

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Lundi, au tribunal correctionnel de Nice, se jouait la deuxième journée d'un procès sous haute tension. A la barre depuis vendredi, Henri Alonzo. Le directeur général de la Semiacs, la société d'économie mixte qui gère les parkings de Nice, est accusé d'avoir abusé de deux de ses employées en 2011 et 2012. L'ancien capitaine de gendarmerie de 53 ans comparaissait ainsi pour « agressions sexuelles par personne abusant de l'autorité que lui confère sa fonction » et « subornation de témoin ».

«Je les ai les aveux, pas besoin d'en dire plus »


Des accusations qu'il a continué de réfuter lundi. « Elles [ses accusatrices] se sont réunies pour me nuire. J'ai été énormément sali », a-t-il dit au cours de ce procès à huis clos partiel (uniquement accessible à la presse). Et de « maintenir formellement » son innocence. Au cours de ses deux jours de débats, la défense aura plusieurs fois avancé la théorie d'un complot. Ou « au moins d'un effet d'aubaine » intervenu après le refus d'une promotion, selon l'avocat d'Henri Alonzo, Philippe Soussi. « Mais quels sont les éléments objectifs dans cette histoire », a-t-il demandé. « Il n'y en a pas… A part que l'une des plaignantes est là pour essayer de crédibiliser le témoignage de l'autre. Ils se sont tous mis d'accord dans cette affaire. Et on ne peut pas condamner les gens pour ça », a ainsi plaidé le conseil de la défense avant de demander la relaxe.

Pas question pour le parquet qui avait requis en fin de matinée une peine de trois ans de prison avec sursis et mise à l'épreuve, à l'encontre du directeur général de la Semiacs. « Je les ai les aveux, pas besoin d'en dire plus », a ainsi avancé le procureur, évoquant une bande sonore datée du 27 mai dernier. Une des plaignantes avait alors enregistré le prévenu à son insu. Le jugement a été mis en délibéré. Il doit être rendu le 3 décembre.

■ Benoît Kandel

« Monsieur Kandel aurait été au courant de viols qu'il n'aurait pas dénoncés ? Il avait tout à y perdre », selon Me Philippe Soussi. Une des employées reproche à l'ex-premier adjoint niçois d'avoir fermé les yeux sur ces agissements présumés.