Enquête pour homicide volontaire après le drame

Fabien Binacchi

— 

Le procureur Georges Guttierez.
Le procureur Georges Guttierez. — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes

Les coups ont été fatals. Mais ont-ils été portés dans l'intention de tuer ? C'est ce que le parquet va devoir déterminer après le décès d'un Azuréen de 33 ans, battu à mort par le patron d'un bar. « Une information judiciaire du chef d'homicide volontaire à été ouverte, compte tenu de la violence des coups », a indiqué lundi le procureur de la République de Grasse, Georges Guttierez. Le gérant de ce pub de Golfe-Juan a été mis en examen et écroué.

Jusqu'à 30 ans de réclusion


Dans la nuit de vendredi à samedi, il était venu retrouver le trentenaire chez lui, à Vallauris. Plus tôt, ce dernier avait frappé une autre cliente de l'établissement dans lequel il était venu fêter l'anniversaire de sa petite amie. Le patron, qui a reconnu les violences devant les enquêteurs du commissariat d'Antibes, « a affirmé qu'il voulait avoir une explication avec la victime, et qu'il l'avait frappée pour répondre à un coup qui lui aurait été porté, ce qui n'est confirmé par aucun témoignage », a indiqué le procureur de la république. Après une première salve sur le visage, « il explique qu'il lui aurait donné un violent coup de talon [dans le ventre] car il pensait que la victime allait se relever pour le frapper à son tour », a aussi précisé Georges Guttierez. C'est ce dernier impact qui aurait été fatal. Selon le procureur, « le médecin légiste a constaté que l'hémorragie interne [qui a provoqué la mort] pouvait être la conséquence d'une rupture du foie ou de la rate. » Le patron du bar risque jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.

■ Déjà condamné

« Spécialiste des arts martiaux », le gérant du pub a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises, et notamment pour des faits de vols avec violence. Il venait de purger une peine de six mois de prison.