Un label qui récompense « la passion du métier »

Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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Une serveuse au Gaglio à Nice.
Une serveuse au Gaglio à Nice. — J.-A. Gallien-Lamarche/ANP/20 Minutes

«C'est un état d'esprit. Une marque de référence et une façon de se démarquer de la masse des restaurateurs. » Depuis maintenant cinq mois, le chef Patrick Foppiani, à la tête du restaurant cannois Pierrot 1er, est reconnu en tant que « maître-restaurateur ». Comme 52 de ses confrères dans les Alpes-Maritimes, répertoriés dans un premier guide à destination des Azuréens et des touristes que la chambre de commerce vient tout juste d'éditer. Le label, décerné pour quatre ans par le préfet, récompense « l'excellence et la qualité des produits ».

« L'avenir de la restauration »


Pour pouvoir faire partie des élus, les restaurateurs doivent coller à un strict cahier des charges : produits frais, du terroir et cuisinés, une qualité d'accueil et un respect des règles d'hygiène et de sécurité. « C'est enfin la reconnaissance de la passion de notre métier. Puis, cela montre qu'il y a encore des restaurateurs qui prennent soin de leurs clients », lance Olivier Ciampi du restaurant Le Gaglio à Nice. « C'est l'avenir de la restauration face au snacking », s'enthousiasme quant à lui Hubert Boivin, patron du syndicat des restaurateurs du département. Pour Théo Mansi, qui tient L'auberge de Théo sur les collines de Cimiez, à Nice, « le grand public peut maintenant avoir accès à de la cuisine sérieuse et faite maison. Même si le label mérite d'être plus connu. » Patrick Fioppani rappelle tout de même qu'il faudrait « un suivi régulier pendant les quatre ans pour ne pas perdre cette discipline de travail ».

■ Un label dès 2007

C'est en 2007 que le ministère des PME, du Commerce et de l'Artisanat a créé ce titre. Il est attribué à une personne et non un établissement. En France, ils sont 2 700 « maîtres-restaurateurs ».