La kalachnikov des braqueurs.
La kalachnikov des braqueurs. — J.-A. Gallien-Lamarche/ANP/20 Minutes

Nice

« Avec cette fusillade, on a frôlé le drame »

jUSTICE Trois braqueurs présumés sont jugés devant les assises

«L'agent a entendu quatre détonations. Il a riposté par un tir avant que de nouveaux coups de feu soient tirés. » Devant les assises des Alpes-Maritimes, mercredi, c'est un enquêteur de la brigade de répression de Nice qui raconte la fusillade. Nous sommes le 15 novembre 2010, il est un peu plus de 11 h au rond-point Guynemer de Saint-Laurent du Var, et un fonctionnaire de police vient d'échapper au pire.

Une seule douille retrouvée


Quelques minutes plus tôt, quatre malfaiteurs ont braqué une bijouterie du centre commercial de Cap 3 000. Dans leur fuite, ils tombent nez à nez avec une patrouille de la police nationale. « Police, arrêtez-vous », crie l'un des deux agents, sorti de sa voiture pour stopper leur course. Et pour seule réponse, les forces de l'ordre essuient une rafale de tirs.

C'est cette fusillade qui est aujourd'hui au centre des débats, lors de ce premier jour de procès, où cinq personnes sont sur le banc des accusés. Qui a tiré ? Quelle était la place du tireur dans la voiture ? Autant d'interrogations qui restent pour l'instant sans réponse exacte. « On a retrouvé la douille du policier, mais pas celles des malfaiteurs », rappelle un avocat. Principale théorie évoquée : le ou les braqueurs auraient tiré de l'intérieur du véhicule et les douilles seraient parties en fumée en même temps que la voiture incendiée un peu plus tard. « Cette fusillade montre qu'ils étaient très déterminés. On a frôlé le drame », lâche un gendarme devant la cour.

■ L'aide d'un « indic »

La PJ de Nice était au courant de la constitution d'une équipe de braqueurs un mois avant le premier braquage à Carrefour Lingostière. C'est un indicateur qui a dénoncé les malfaiteurs.