Les éleveurs espèrent plus d'abattages de loups

Marie Veronesi

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Les éleveurs dénoncent une cohabitation difficile avec le loup.
Les éleveurs dénoncent une cohabitation difficile avec le loup. — Archives/J. C. Magnenet/ANP/20 Minutes

Ils ont été entendus. Reçus par une conseillère du président de la République, samedi, les représentants des éleveurs des Alpes-Maritimes ont fait part de leurs inquiétudes et revendications quant au nombre croissant d'attaques de loups. « Ça s'est très bien passé, ils ont pris conscience de la détresse des éleveurs et de l'état dramatique dans lequel était la profession psychologiquement », assure Xavier Worbe, directeur général de la Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes.

Carte des zones à risques


Suite à cette rencontre, « un rapport a été remis au président qui devrait se traduire ce lundi par une instruction du ministère de l'Ecologie, qui va demander aux services de l'état d'identifier les zones les plus à risques et donner l'autorisation aux chasseurs de prélever le loup lors de battues normales », explique Xavier Worbe. Si tout se passe comme prévu, les chasseurs pourraient dès la semaine prochaine abattre les loups débusqués lors des battues. « C'est un animal extrêmement intelligent, mais si une société de chasse a l'autorisation de tir, il y a de grandes chances pour qu'elle l'atteigne », assure Bernard Baudin, le président de la fédération de chasse. « On va pas faire un massacre, seulement se donner les moyens d'exécuter le plan loup », rassure le directeur général de la Chambre d'agriculture. Depuis le début de l'année, plus de 350 attaques imputables au prédateur ont été recensées dans le département.

■ 2 loups tués en 2013

Le « plan loup » du gouvernement fixe à 24 le nombre d'abattages autorisé dans le département pour la période 2013-2014. A ce jour, seules deux bêtes ont été abattues.