Alpes-Maritimes: Un loup sans doute blessé à mort

avec AFP

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Un loup a été touché par des tirs lundi soir dans la petite commune montagneuse de Belvédère et «la probabilité de sa survie paraît faible», a annoncé jeudi la préfecture des Alpes-Maritimes, qui avait autorisé un «prélèvement» de l'animal à cet endroit.

Ce loup va être décompté du quota national de 24 animaux susceptibles d'être prélevés, qui avait été annoncé par le gouvernement en mai dans le cadre du «plan d'action national loup», indique la préfecture. Une louve allaitante avait déjà été abattue en juin dans la commune de Duranus, également dans les Alpes-Maritimes, au cours d'une autre opération de prélèvement menée par les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Diminué, la meute va le tuer

A ce jour, deux loups ont donc été prélevés en France sur le maximum autorisé de 24, poursuit le communiqué. Tuer un loup reste extrêmement rare. Il y a eu au total quatre spécimens tués dans le département en dix ans, sur environ une douzaine pour tout le pays, décompte Louis Bernard, chef de l'ONCFS dans les Alpes-Maritimes joint par l'AFP.

Lundi soir, trois loups ont attaqué le troupeau de Belvédère, sous haute surveillance matin et soir en août par une équipe chapeauté par l'ONCFS. Deux ont pris la fuite et le troisième loup a été blessé par un chasseur posté à 80 mètres de distance, a indiqué Louis Bernard.

«Il y avait des gouttes de sang. C'est sûr qu'il ne va pas survivre. Diminué, la meute va le tuer», a-t-il estimé. La préfecture rappelle que la prédation exercée par le loup sur les troupeaux d'ovins «s'est accentuée ces dernières années». Les Alpes-Maritimes sont le département le plus touché par les prédations, qui ont porté sur 2.417 animaux de troupeaux en 2012, soit plus du tiers des pertes au plan national.

Depuis le début de l'année, 355 attaques sont imputables au prédateur dans le département des Alpes-Maritimes, ayant occasionné 1.300 victimes chez les ovins. Dans le seul secteur des communes de Roquebillière et Belvédère (où le tir de deux loups était autorisé en août), 60 attaques ayant entraîné plus de 200 victimes sont intervenues depuis le début de l'année.