Caravanier sur le Tour, « c'est le job d'été rêvé »

Marie Veronesi

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Pierre Ekatherinenko sera dans la caravane publicitaire, ce mardi.
Pierre Ekatherinenko sera dans la caravane publicitaire, ce mardi. — Vittel

Depuis dix ans, il sillonne les routes du Tour de France. Au volant de son bolide estampillé Vittel, Pierre Ekatherinenko a le « job d'été rêvé ». Chaque année, ce Niçois d'origine endosse la panoplie du caravanier. Pendant trois semaines, il a pour mission de conduire l'un des 180 véhicules publicitaires qui précèdent les coureurs. « Et cette année, c'est fabuleux, le Tour passe à Nice », se réjouit cet éboueur de 49 ans. « Pour moi, ce job c'est les vacances. Bien que les journées soient très longues. »

« Vie de saltimbanque »


Sans compter les « 9 à 10 000 km » parcourus sur la Grande boucle, la vie de caravanier est « assez sport ». « On se lève tôt pour préparer les véhicules, les charger en eau, après il faut conduire pendant six heures et enfin démonter les décors… Avant de regagner l'hôtel qui peut être à 80 km plus loin », énumère Pierre Ekatherinenko. Pour autant, le quadra conquis par l'ambiance a « hâte de le refaire chaque année ». « C'est la vie de saltimbanque, tous les soirs on change d'hôtel, un peu comme un groupe de rock qui part en tournée », sourit-il, très sensible à « la solidarité au sein de l'équipe ». Plus passionné de rugby que de cyclisme, Pierre Ekatherinenko est ravi de « prendre part à ce formidable événement ». Ce qu'il préfère ? « La rencontre avec les gens, les enfants qui attendent notre passage. Ça me rappelle quand j'étais gosse. Une fête gratuite qui passe chez vous avec des cadeaux, même si on n'aime pas le vélo, c'est énorme ! »

■ Le Tour en chiffres

Cette année, 180 véhicules de 44 marques différentes constituent la caravane publicitaire. Près de 14,5 millions de cadeaux sont ainsi distribués à 12 millions de spectateurs sur le bord des routes.