Privés de leurs chambres, les étudiants ripostent

Marie Veronesi

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Plus de 60 jeunes seraient concernés.
Plus de 60 jeunes seraient concernés. — M. Veronesi / ANP / 20 Minutes

Ils n'auront plus leur logement cet été, pas plus d'ailleurs à la rentrée. C'est ce qu'a notifié le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) à la poignée d'étudiants présents, mercredi, devant son antenne de Nice. Soutenus par des associations, ils étaient là pour protester contre « une atteinte au droit au logement ». Selon eux, une soixantaine d'autres serait dans le même cas, forcés de plier bagages vendredi.

Des critères à remplir


Cet été, seuls 121 étudiants bénéficieront d'un maintien de leur logement, selon des critères bien précis. « Il faut qu'ils poursuivent des études l'an prochain, soient réadmis en résidence, et justifient leur besoin d'avoir un logement cet été par un stage ou un contrat de travail », détaille Jean-Raymond Barbieux, directeur du Crous Nice - Toulon. Avec son CDI chez Mac Donald's et sa deuxième année de thèse en droit à la rentrée, Gaël semble remplir les critères. Pourtant le Malgache, locataire depuis septembre d'une chambre dans la résidence Les Collinettes, a « reçu une lettre de refus il y a deux semaines ». Seule explication donnée par Mireille Charbit, chef de département de la vie étudiante au Crous : « S'ils ne sont pas réaffectés, c'est qu'ils n'avaient pas suffisamment de points sur leur barème. » A l'issue du rassemblement et de discussions, le Crous s'est engagé à « réexaminer les dossiers, accompagner les étudiants dans leur démarche pour trouver un logement, en envisageant un accompagnement financier ». Sans exclure non plus une réintégration.

■ Place aux Jeux

Environ 2 000 chambres du Crous seront attribuées en septembre aux athlètes des Jeux de la Francophonie. « Le Crous devient un hôtel, à notre détriment », jugent les étudiants étrangers.