Savoir plonger sans risque

A. Rancoule et F. Binacchi

— 

Selon le Crossmed, 160 opérations liées à la plongée ont eu lieu en 2012.
Selon le Crossmed, 160 opérations liées à la plongée ont eu lieu en 2012. — P.Magnien / 20 Minutes

Non respect des paliers de décompression, fatigue... Le nombre d'opérations de la préfecture maritime lié à la plongée sous-marine augmente cette année. On compte 55 interventions contre 36 sur la même période en 2012. Un seul décès est pourtant à déplorer. Il y en avait eu quatre l'an dernier. « Les accidents les plus graves touchent principalement des plongeurs expérimentés, âgés en moyenne de 50 ans et plongeant au-delà de 40 mètres. Et qui ne s'estiment pas concernés par des messages de prévention », précise-t-on au Crossmed, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée.

Il ne faut pas présumer de ses forces


« Ils nous expliquent avoir tout fait dans les règles. Mais on identifie rapidement le problème, pointe Andreas Kauert, médecin responsable du centre hyperbare du CHU de Nice. Avec l'expérience, certains en viennent à oublier des bases. Ils plongent en état de fatigue, il nient tout simplement l'accident de décompression. C'est une erreur. Il faut venir nous voir dès les premiers symptomes. » Cette année, six plongeurs sont déjà passés par ce service de l'hôpital Pasteur, l'un des trois établissements de la région (avec Toulon et Marseille) à détenir un caisson hyperbare. « La première des sécurités en plongée, c'est de se connaître soi-même et de ne pas présumer de ses forces », rappelle ainsi la préfecture maritime, dans sa campagne de sécurité des loisirs nautiques. Les professionnels conseillent également d'adhérer à un club et surtout de ne jamais plonger seul.