« On essaie toujours de dégager ce qui est positif »

Marie Veronesi

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Loetizia Fayolle-Barrau,
professeur d'histoire-géo.
Loetizia Fayolle-Barrau, professeur d'histoire-géo. — M. Veronesi/ANP/20 Minutes

Quelque 20 454 candidats azuréens entament, ce lundi, leur semaine d'épreuves du bac. De l'autre côté du bureau, Loetizia Fayolle-Barrau s'apprête elle aussi à un marathon intellectuel. Cette professeur d'histoire-géo au lycée du Parc impérial de Nice fait partie des 3 900 enseignants de l'académie à avoir été convoqués pour corriger les travaux des bacheliers en puissance. Deux jours après que ces derniers aient noirci leurs copies, Loetizia Fayolle-Barrau en recevra un paquet de 70 à 120, qu'elle aura la charge de noter. « On est particulièrement attentifs, on sait qu'une part de leur avenir se joue là », assure-t-elle.

« Tolérante », pas indulgente


A raison de 20 à 30 minutes par copie, cette correctrice de 15 ans d'expérience s'efforce d'être « tolérante », à défaut d'indulgente. « L'idée, c'est de voir au bout de sept ans d'enseignement quelle est la culture d'un élève, sa capacité à raisonner, analyser, prendre du recul… Ce n'est pas tant la petite connaissance précise, c'est une note globale », poursuit-elle. Et de sourire : « On a parfois des copies étonnantes. » Des perles imputables au stress… « Sur une carte de la Russie, un candidat a placé toutes les villes qu'il fallait, seulement il parlait d'Asie orientale ! », se souvient l'enseignante. « Ce genre de confusion est extrême, mais on essaye toujours de dégager ce qui est positif, affirme-t-elle. Par exemple, un bon esprit de synthèse compense un manque de connaissances ».

■ Le top 3 des filières

Avec 5 591 candidats, c'est le Bac S qu'ont le plus choisi les azuréens. Sur le podium des filières plébiscitées viennent ensuite le bac général ES et le technologique STMG (management et gestion).